Les lycéens appellent à la mobilisation ce mardi, dans le cadre de la grève de la fonction publique. Le gouvernement dénonce une « surenchère irresponsable » de LFI et a demandé aux forces de l'ordre d'être prêtes à intervenir.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 12:56 | mis à jour aujourd'hui à 14:19 - Temps de lecture :

La principale organisation syndicale des lycéens appelle au blocage des lycées mardi partout en France, à l'occasion de la journée de mobilisation nationale dans la fonction publique. « On appelle au blocage de tous les lycées demain. On a pris la décision de généraliser ce qui se passe en Île-de-France, parce que ce sont des problématiques présentes sur tout le territoire », a déclaré le président de l'Union syndicale lycéenne (USL) Ryad Rani. Selon lui, il peut y avoir une « convergence des luttes » avec « la grève de la fonction publique qui sera très suivie par les enseignants ».

Parmi les revendications de l'organisation : le « manque de moyens général, la « surcharge des classes » qui montent parfois à « 32 ou 35 », le « manque d'enseignants et de personnels », dont les infirmières scolaires et les AED (surveillants). « Je tiens à dire au gouvernement que tout aide politique est la bienvenue », a affirmé M. Rani.

« Les actions violentes ne sauraient être tolérées »

Les ministres de l'Intérieur et de l'Éducation nationale ont prévenu ce lundi qu'en cas de violences et de blocage total de lycées, les forces de l'ordre interviendraient, alors que depuis une semaine des lycées d'Île-de-France connaissent des incidents. « Si l'expression des lycéens doit être respectée, les actions violentes ne sauraient être tolérées », ont écrit Laurent Nuñez et Edouard Geffray.

Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs.

En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus (plus d'informations).

En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment en consultant notre politique de protection des données.
Gérer mes choix

Twitter PlaceHolder

D'après M. Rani, cette circulaire est un « scandale sans nom ».  « On parle de lycéens de 15 et 18 ans, la seule réponse du gouvernement c'est la répression automatique et institutionnalisée », a-t-il estimé. « C'est inadmissible. Des lycéens se mobilisent pour demander des conditions plus justes et équitables, et on leur envoie la Bac (brigade anti-criminalité, ndlr) et les CRS », a-t-il ajouté.

Le gouvernement dénonce une « surenchère irresponsable » de LFI

Dans un message sur X vendredi, Edouard Geffray s'en était pris à « des députés LFI (qui) encouragent depuis mercredi des jeunes à bloquer les lycées » et dont « l'appel à étendre les blocages assume une instrumentalisation politique de la jeunesse ». Ce lundi, Sébastien Lecornu a également dénoncé une « surenchère irresponsable » d'élus LFI.

Le député LFI Louis Boyard avait notamment affirmé vendredi sur X que « le mouvement lycéen doit s'étendre » estimant que « ces élèves manquent de tout ». « Le devoir d’un élu de la République est de protéger les jeunes et d’appeler au calme. Instrumentaliser leur colère à des fins partisanes est une faute », a ajouté M. Lecornu, en soulignant que pour autant « les difficultés des lycées doivent être entendues et traitées ».

La députée LFI Clémence Guetté lui a répondu sur X l'en accusant d'avoir rendu « la vie impossible » aux lycéens. « Monsieur Lecornu , qui sont les irresponsables ? Les lycéens alertent depuis des années : fermetures de classes, manque de moyens et de personnels (...) Vous leur avez rendu la vie impossible. Ils vous le disent maintenant. Écoutez-les et répondez-leur par des moyens dans votre budget », a-t-elle affirmé.

Articles les plus lusÉducation