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La ministre de l’Éducation des Territoires du Nord-Ouest, Caitlin Cleveland, a indiqué que les modalités de répartition du nouveau fonds de 30 millions de dollars destiné à l'intégration scolaire à travers le territoire seront dévoilées en juin.
Selon Caitlin Cleveland, les montants alloués à chaque établissement scolaire seront dévoilés au public au terme de la prochaine session de l’Assemblée législative, qui débute à la fin du mois de mai.
Ce financement doit notamment servir à compenser la perte de financement du fédéral lié au principe de Jordan.
Selon un responsable du syndicat des travailleuses et travailleurs du Nord, on estime qu’entre 250 et 350 employés de soutien des T.N.-O. perdront leur emploi à la suite de ces modifications.
Ce nouveau fonds sera alloué directement aux établissements scolaires et permettra notamment de financer des postes d’adjoints de soutien et d’enseignants de soutien aux programmes, en plus d’autres services offerts aux élèves.
Avant qu’Ottawa n'impose des changements au financement lié au principe de Jordan, près de 60 millions de dollars allaient aux écoles du territoire, selon la ministre.

Caitlin Cleveland, ministre de l'Éducation, de la Culture et de la Formation des Territoires du Nord-Ouest.
Photo : Radio-Canada / Kate Kyle (CBC/Radio-Canada)
Cet argent a notamment permis l’embauche d’enseignants et d’employés de soutien.
Selon la ministre, Ottawa devrait avoir une enveloppe consacrée spécifiquement aux écoles du territoire, qu’elle soit liée, ou non, au principe de Jordan.
Même sous le principe de Jordan, il serait extrêmement utile d'avoir des critères qui répondent aux besoins des territoires, plutôt que d'essayer de nous assimiler aux provinces , dit-elle.
Hausse des besoins en français
À la demande du ministère de l'Éducation des T.N.-O., la Commission scolaire francophone des T.N.-O. (CSFTNO) a soumis en mars un rapport qui étaye ses besoins en matière de services en français dans ses deux écoles, selon ce qu’indique le directeur général, François Rouleau.
Le rapport détaille exactement ce que sont nos besoins, et nous espérons avoir une part juste et équitable de ce fonds de 30 millions $, qui permettra de répondre à ces besoins, dit-il.

François Rouleau, directeur général de la Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest.
Photo : Radio-Canada / Mohamed-Amin Kehel
Selon François Rouleau, les ressources actuelles ne permettent pas de suivre l’augmentation du nombre d’élèves durant les dernières années dans les écoles francophones de Yellowknife et Hay River.
Après vérification, nous pouvons confirmer que les enfants n’ont pas accès à des services en français pour des évaluations en orthophonie, pour rencontrer un psychologue ou pour l’ergothérapie, par exemple, indique M. Rouleau.
La CSFTNO souhaite notamment embaucher un orthophoniste permanent pour ses deux écoles, plutôt que de continuer à recourir à des services contractuels.
On n’a pas nécessairement de services professionnels offerts en français autour de l’école, comme à l’hôpital, souligne le directeur. Donc, comment allons-nous aider ces familles pour mieux répondre aux besoins de leurs enfants, si on ne le fait pas par l’entremise du système scolaire?
La CSFTNO reçoit actuellement une enveloppe annuelle pour offrir des services d'orthophonie en français, en partenariat avec la Fédération franco-ténoise.
Ces fonds seraient toutefois limités. On parle surtout de services d'évaluation. Il n’y a pas de services de suivi, ou très peu. On souhaite donc avoir du financement pour offrir nous-mêmes des services, explique M. Rouleau. Avec la croissance du nombre d’élèves, il est évident que ces petites enveloppes ne suffisent plus.
La CSFTNO souhaite également pouvoir financer ses services en francisation, dont le besoin serait également en forte hausse dans ses écoles.


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