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Le ministre de l’Éducation répondait au maire de Vichy, opposé à l’usage de ce terme dans un sujet d’examen, préférant « État français ». Le ministre a rappelé qu’il s’agit d’une convention historique et que cette période reste associée à une trahison du régime de Pétain.
Passer la publicité Passer la publicitéL'emploi de l'expression «régime de Vichy», que le maire de la ville souhaite voir disparaître, «n'a pas vocation à être modifié par les seuls programmes» scolaires, a estimé mercredi 1er juin le ministre de l'Éducation. «Le régime de Vichy est qualifié comme tel par les historiens, d'ailleurs à l'époque aussi par le général de Gaulle (...), donc on n'est pas sur une nomenclature nouvelle», a rappelé Édouard Geffray lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.
«La terminologie utilisée par les historiens» pour nommer le régime du maréchal Pétain qui gouverna la France, depuis Vichy, entre 1940 et 1944, «n'a pas vocation à être modifiée par les seuls programmes de l'Éducation nationale», a-t-il estimé alors que le maire de Vichy s'est offusqué en début de semaine d'un sujet du brevet d'histoire-géographie invitant les élèves à «présenter les caractéristiques du régime de Vichy». Dans une lettre ouverte au ministre, Frédéric Aguilera a réclamé l'évolution «des programmes et les sujets d'examen afin que nos enfants apprennent d'abord que ce régime s'appelait l'État français.»
Le maire en a fait son combat
«Ce n'était pas un détail administratif. C'était un choix politique. En abandonnant volontairement le nom de République française, le maréchal Pétain et son gouvernement affirmaient leur volonté de rompre avec la République, ses institutions et ses valeurs», a insisté l'édile. Depuis qu'il a été élu en 2014, le maire en a fait son combat et réagit systématiquement en particulier sur les réseaux sociaux, lorsque sa ville est associée à l'«État français».
Devant les députés, Édouard Geffray a rappelé qu'il s'agissait d'«une convention historique assez banale que d'associer un lieu géographique à un événement qui s'y est produit ou à un endroit d'où il a été administré». «Quand on parle de la bataille de Verdun ou la bataille de Dunkerque, on n'assimile pas Dunkerque et Verdun à ces seules batailles. À l'étranger, quand on parle des accords de Munich ou des lois de Nuremberg, on n'assimile pas non plus (ces villes) à ces événements historiques effrayants», a-t-il énuméré. «En revanche (...) il est bien clair que le régime de l'État français, ou le régime de Vichy, était bien une trahison nationale et collective et que rien ne saurait évidemment réduire cette période de trahison ni à la seule ville de Vichy, ni a fortiori à ce qu'elle est aujourd'hui», a-t-il conclu.


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