L’avenir de Gifi est très incertain. Selon Libération, un comité social et économique doit se réunir mercredi et pourrait constater un état de cessation de paiement, alors que le PDG Rémy Lecomte a été révoqué la semaine dernière, moins d’un an après sa prise de fonctions.

La rédaction - Aujourd'hui à 19:00 - Temps de lecture :

Gifi, fondée en 1981, subit la concurrence d'autres enseignes à petits prix comme Action. Photo Sipa/Sébastien Salom-Gomis Gifi, fondée en 1981, subit la concurrence d'autres enseignes à petits prix comme Action. Photo Sipa/Sébastien Salom-Gomis

Crise majeure chez Gifi : l’enseigne pourrait disparaître. Ses 513 magasins à travers la France et ses quelque 6000 salariés jouent leur survie. Selon Libération, les représentants du personnel ont appris vendredi soir la tenue, mercredi, d’un comité social et économique (CSE) portant sur la situation économique et l’avenir de la marque.

Les signaux d’alerte s’accumulent donc. La semaine dernière, le conseil d’administration a écarté le PDG Rémy Lecomte, arrivé en début d’année pour succéder à Christophe Mistou, ancien patron de Castorama et de Mr Bricolage, qui n’avait pas réussi à redresser la barre. Il est remplacé depuis lundi par Patrick Puy, un dirigeant réputé pour son expérience du redressement d’entreprises en difficulté et, surtout, de la gestion de crise. Depuis la mise en retrait du fondateur Philippe Ginestet, fin 2024, plusieurs dirigeants ont tenté de reprendre les affaires sans parvenir à redresser l’entreprise.

Comptes dégradés

Les comptes, eux, restent dégradés. Les banques créancières dont BNP Paribas et le Crédit agricole, sont entrées à hauteur de 40 % au capital en 2025 en échange d’un effacement partiel de la dette et d’une injection de près de 100 millions d’euros. Elles ont en revanche refusé de débloquer 50 millions d’euros supplémentaires d’argent frais, fait savoir Libération.

Le CSE de mercredi pourrait ainsi déboucher sur un dépôt de bilan et l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire devant le tribunal de commerce de Toulouse, alors que l’enseigne ne disposerait que d’environ trois mois de trésorerie, d’après Libération. Selon le quotidien, le démantèlement du réseau de magasins serait le scénario le plus probable à l’issue de cette réunion d’urgence. Le sort des 6 000 salariés reste, quant à lui, incertain.

Face à la concurrence d’autres enseignes proposant des articles de décoration et des objets pour la maison et la famille à petits prix, comme Action, ainsi qu’à celle des sites chinois comme Temu, l’enseigne Gifi, fondée en 1981, semble flancher ces dernières années. En 2025, l’entreprise avait envisagé de réduire ses effectifs de 5 % avant d’interrompre le plan social en juillet.

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