NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Outre la brutale montée des prix du carburant, la flambée des coûts du gaz et ceux de l’électricité dans une moindre mesure, vont mettre sous tension les finances des ménages français cet hiver.
Arthur Sautrel - Aujourd'hui à 06:35 - Temps de lecture :
Les prix des carburants, qui atteignent des niveaux records, ne sont pas les seuls à flamber à l’approche de l’hiver. Se chauffer et cuisiner au gaz va coûter plus cher que les hivers précédents. Au début du mois, Emmanuelle Wargon, présidente de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), a annoncé une augmentation moyenne du « prix repère de vente de gaz » (PRVG) de 6,3 % au 1er octobre (après une hausse de 5,6 % un mois plus tôt).
Concrètement, un ménage chauffé au gaz avec une consommation de 13 000 kWh pourrait voir sa facture annuelle s’envoler de 585 euros, selon un calcul du comparateur Hello Watt. Depuis le début de l’année 2026, le prix du gaz a augmenté d’environ 30 %. « Cette forte hausse n’est potentiellement pas terminée, prévient Nicolas Goldberg, spécialiste de l’énergie chez Colombus Consulting. Un cinquième de la production de gaz naturel liquéfié (GNL), qui est produit par le Qatar et acheminé par bateau, a disparu du marché à cause du blocage du détroit d’Ormuz. C’est le principal élément qui joue sur les prix aujourd’hui. »
Les stocks sont une autre crainte à l’approche de la saison hivernale. L’Europe a moins fait de réserve de gaz cet été qu’habituellement, face à des prix restés hauts. À noter que la France (75 % de remplissage) est mieux lotie que certains de ses voisins, comme l’Allemagne (autour de 60 %). Ces sites de stockage sont pourtant essentiels pendant les pics de consommation de l’hiver, pour équilibrer le système.
Le prix de l’électricité fixé en février
Mais Nicolas Goldberg souligne des aspects moins inquiétants : « Le prix du gaz est aujourd’hui très loin de ce que nous avons connu en 2022 (autour de 70 €/MWh aujourd’hui contre 250 €/MWh à l’époque). Et la consommation de gaz dans l’Union européenne a chuté de 20 % depuis 2019. Les prix seront élevés, mais ils pourraient redescendre une fois l’hiver passé et la production revenue à la normale. » À court terme, les consommateurs les plus impactés sont ceux qui disposent d’une offre indexée au prix du marché, soit 60 % des foyers. Les ménages ayant souscrit à un contrat à prix fixes sont pour l’instant épargnés, jusqu’à la date d’échéance.
Concernant l’électricité, les tarifs réglementés sont fixés deux fois par an : en août et en février. Doit-on craindre, en début d’année prochaine, une envolée des prix de l’électricité ? Ces derniers sont en partie influencés par le prix du gaz (le marché de l’électricité s’appuyant sur le coût de la dernière centrale appelée en Europe pour équilibrer le réseau, souvent une centrale à gaz) ou par la sécheresse qui réduit les capacités des barrages hydroélectriques. « Le mouvement tarifaire de l’électricité en février 2027 intégrera les prix hauts que nous avons actuellement mais aussi des phases de prix bas car le tarif est lissé sur deux ans, rassure Nicolas Goldberg. La hausse de prix pourrait être limitée à quelques pourcents, avec des marges de manœuvre pour l’État sur les taxes. »
Pour le spécialiste, « l’électrification des usages reste intéressante » et doit accélérer en « facilitant l’accès aux véhicules électriques et aux pompes à chaleur » grâce aux aides et aux certificats d’économie d’énergie. De quoi moins dépendre à l’avenir des marchés mondiaux du gaz.


3 week_ago
56


























.jpg)






French (CA)