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Par Alain Barluet, correspondant à Moscou
Le 21 avril 2026 à 21h00
RÉCIT - Le récent succès de la mission Artemis 2 de la Nasa a souligné, par contraste, les difficultés, accrues depuis l’invasion de l’Ukraine, de l’industrie spatiale de Moscou, qui reste dans la nostalgie de l’époque glorieuse du premier vol spatial de Iouri Gagarine, il y a 65 ans.
Passer la publicitéC’est une coïncidence qui fait sens. Ce 12 avril, tandis que l’équipage américano-canadien d’Artemis 2 achevait avec succès sa mission autour de la Lune, la Russie célébrait, avec la ferveur d’une quasi-fête nationale, le soixante-cinquième anniversaire du premier vol spatial habité de Iouri Gagarine, en 1961. Au même moment se tenaient une « Semaine de l’espace » et un grand forum, organisé dans le centre des affaires de Moscow-City, où se pressait tout le gratin russe de l’industrie spatiale, ainsi que quelques représentants de pays « amis », dont la Chine et l’Inde. Mais l’exploit du héros soviétique de l’espace, toujours invoqué comme une source d’inspiration, apparaît aujourd’hui surtout teinté de nostalgie.
Si la Russie affiche toujours ses ambitions spatiales, celle qui était naguère une puissance pionnière, a le plus grand mal à redécoller. Plusieurs échecs retentissants, l’inertie d’un mastodonte industriel étatique hérité de l’URSS, des scandales de corruption, de même…


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