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Dschang, ce 15 juillet 2026, a tranché. Le conseil municipal a porté le Pr. Émile Temgoua à la tête de la commune, après des semaines de flottement liées à la disparition de Jacquis Gabriel Kemleu Tchagbou. Réaction dans une rédaction à Douala, un collègue lâche sans filtre : « Donc au final, ils ont validé l’intérim quoi ». Pas complètement faux, mais un peu court quand même.
Une transition qui s’est jouée sur le terrain
Après le décès du maire le 30 mars 2026, Temgoua assure l’intérim comme premier adjoint. Jusque-là, rien d’exceptionnel. Mais très vite, il change le rythme de la mairie, et ça, ça n’était pas gagné d’avance.
Il multiplie les rencontres, remet autour de la table populations, promoteurs et administration. Une façon de calmer un climat devenu franchement tendu. Dschang, ville universitaire, n’est pas une commune facile à gérer, et tout le monde le sait là-bas.
Et puis il y a ce dossier qui revient souvent dans les discussions, les permis de construire. Plus de 200 délivrés en quelques semaines selon des sources municipales. Le chiffre fait mal, parce qu’il rappelle les lenteurs d’avant, mais il joue en sa faveur.
C’est simple. Il a donné des résultats visibles, même si certains restent prudents sur la durée.
Un choix politique, mais pas seulement
Mais réduire cette élection à une simple validation de l’intérim serait une erreur. Le conseil municipal, composé d’environ 37 membres, devait arbitrer entre plusieurs logiques, politiques, locales, parfois personnelles. Et pourtant, personne ne s’y est vraiment opposé au final.
Temgoua a surtout réussi à installer une méthode. Dialogue, apaisement, et une certaine pédagogie dans la gestion des dossiers. Son profil d’universitaire, au départ perçu comme distant, a fini par rassurer une partie des conseillers.
Le truc, c’est que le contexte pesait lourd. Entre les tensions internes et les attentes du RDPC, il fallait éviter un choix imposé de l’extérieur, ou du moins perçu comme tel. Ça pose question sur l’équilibre réel entre base locale et décisions politiques plus larges, mais cette fois, le terrain a parlé.
Difficile de ne pas y voir un vote de stabilité plus qu’un vote d’adhésion totale. Et c’est peut-être là le vrai signal.
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Alain-Claude Ndom
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


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