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MUNICIPAL. Le conseil municipal a autorisé l’octroi d’un mandat à l’Union des municipalités du Québec (UMQ) afin d’accompagner la Ville de Drummondville dans l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de décarbonation de son parc de véhicules municipaux.
Cette démarche, autorisée lors de la séance publique du 2 février, vise à réduire l’empreinte carbone des opérations municipales et se déclinera en plusieurs étapes. Celles-ci consistent en la réalisation d’un projet pilote en télémétrie, suivie de l’analyse énergétique du parc de véhicules, de l’étude de faisabilité des actions de décarbonation qui en découleront ainsi que de l’optimisation des subventions disponibles et de l’accompagnement en gestion du changement.
Concrètement, une soixantaine de véhicules municipaux seront équipés de dispositifs de télémétrie afin de documenter leur utilisation. Les données recueillies permettront d’émettre des recommandations ciblées pour orienter les prochaines décisions.
«Cela concerne tout le matériel roulant, explique le maire Jean-François Houle. Ce sont beaucoup d’investissements à terme.»
Jean-François Houle, maire de Drummondville. (Photo : archives, Ghyslain Bergeron)Cette initiative s’inscrit en complément des actions déjà en cours, notamment le remplacement graduel des petits véhicules municipaux en fin de vie par des véhicules électriques.
Drummondville use également d’autres moyens pour réduire son empreinte carbone. Pour les véhicules de types camionnette, leurs moteurs sont graduellement convertis afin de fonctionner au propane. Pour les véhicules lourds, des dispositifs de coupe-moteur à l’arrêt sont installés afin de réduire le temps de fonctionnement au ralenti tout en conservant les accessoires, tels que les systèmes d’éclairage en fonction.
Café-Sud demeure à la bibliothèque
Le Café-Sud poursuivra ses activités à l’Espace Café de la bibliothèque publique pour une période de trois ans. Le conseil municipal a autorisé le renouvellement de l’entente de partenariat avec le Centre communautaire Drummondville-Sud (CCDS) pour le maintien du point de service de l’Espace Café, situé dans l’Édifice Francine-Ruest-Jutras.
Depuis plus de deux ans, le CCDS anime l’Espace Café en offrant des boissons et des repas à prix modiques aux usagers.
Le partenariat repose également sur un partage de valeurs sociales, notamment l’intégration au travail de personnes ayant des besoins particuliers par le biais du Café-Sud, ainsi que l’animation d’ateliers de littératie culinaire intégrés à la programmation de la bibliothèque.
Traverse ferroviaire
Lors de la séance, un mandat professionnel a été octroyé afin de réaliser une étude de faisabilité visant la création d’un lien de mobilité active permettant de traverser la voie ferrée entre les rues Saint-Onge et de la Commune. Ce contrat municipal a été accordé de gré à gré au Canadien National (CN), propriétaire de la voie ferrée, pour une somme de 179 361 $.
Cette étude a pour objectif de vérifier la possibilité d’aménager un passage sécuritaire pour les cyclistes et les piétons, facilitant ainsi un axe de déplacement nord-sud à travers la ville. Un tel lien permettrait d’éviter un détour par le boulevard Lemire, un axe routier très achalandé, et viendrait renforcer la cohérence et la continuité du réseau cyclable municipal.
Sans confirmer la chose, la Ville mentionne que la potentielle infrastructure pourrait être semblable au tunnel reliant la rue Sylvan et la 10e avenue dans le quartier Saint-Joseph.
Salubrité
La Ville renforce sa réglementation relative à la salubrité, à l’occupation et à l’entretien des bâtiments, ainsi qu’aux nuisances, afin de mieux encadrer l’utilisation des emprises municipales.
La modification vise notamment à intégrer une définition claire de l’emprise municipale et à interdire explicitement le fait de laisser, permettre ou tolérer la présence de nuisances dans l’emprise contiguë à une propriété privée. Cette précision permettra à la Ville de se doter de leviers supplémentaires pour intervenir plus efficacement lors de situations problématiques, notamment lorsque des objets sont laissés à l’abandon dans l’emprise municipale.
Par exemple, la responsabilité des propriétaires est renforcée, ceux-ci ne pouvant tolérer de telles situations, y compris dans le cas d’immeubles locatifs, peu importe lequel des occupants en est responsable.
Matières dangereuses
Le service de sécurité incendie et de sécurité civile de Drummondville (SSISCD) mettra un terme à son service d’intervention en situation de déversement de matières dangereuses. Il existe deux niveaux à cette spécialisation, soit celui d’opération et celui de technicien. Drummondville conservera son niveau d’opération.
«On se rend compte que c’est très lourd de conserver cette spécialité au niveau de la formation pour peu d’impact à la fin. Dans les 15 dernières années, il y aurait eu trois événements qui concernaient des municipalités qui n’étaient pas Drummondville. Notre service conserve d’autres spécialités, qu’on offre à d’autres Villes, et on regarde avec quelle Ville on pourra obtenir ce service-là. C’est un échange de bons procédés», explique le maire Houle.
Le retrait de ce service est fait dans un objectif de mieux concentrer les énergies et les fonds du SSISCD. La Ville cessera d’offrir ce service particulier jusqu’en 2027, comme prévu par l’entente avec les municipalités des MRC de Drummond et d’Arthabaska. Les municipalités qu’elle couvre avec celui-ci doivent elles aussi dénicher un nouveau fournisseur de service.
Cette modification s’insère dans le plan quadriennal de développement du service incendie drummondvillois.


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