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Les nouveaux droits de douane de 50 % que souhaite imposer l'administration de Donald Trump sur un vaste éventail d'exportations canadiennes renforcent l'incertitude pour plusieurs entreprises du Saguenay–Lac-Saint-Jean, selon la Chambre de commerce et d'industrie Saguenay-Le Fjord.
La présidente-directrice générale de l'organisation, Sandra Rossignol, estime que la situation est préoccupante. Elle rappelle que plusieurs secteurs de l'économie étaient déjà sous pression, dont l'industrie du bois et de l'aluminium.
Ça met une couche supplémentaire sur l'inquiétude parce que beaucoup de produits sont touchés par ces nouveaux tarifs [...] Évidemment, c'est inquiétant, a-t-elle déploré.
Il faut passer à travers cette nouvelle crise et regarder comment on peut trouver nos propres solutions.
La chambre de commerce presse le gouvernement d'évaluer la mise en place de mesures d'aides, notamment en favorisant les produits d'ici dans les contrats publics ou en soutenant les liquidités des entreprises.
Le président américain a annoncé les nouveaux droits de douane lundi, énumérant des produits canadiens comme les panneaux de contreplaqué, les bâtons de hockey, les produits laitiers, les boissons alcoolisées et le miel.
Des microbrasseries relativement épargnées
Même si les boissons alcoolisées canadiennes sont visées, la copropriétaire de la microbrasserie du Lac-St-Jean et secrétaire-trésorière de l'Association des microbrasseries du Québec, Annie St-Hilaire, soutient que très peu de microbrasseries québécoises exportent aux États-Unis.
Elle indique que chaque État possède sa propre réglementation entourant la vente de l'alcool et que cela complique l'exportation de produits canadiens.
Ça devient un casse-tête et c'est peu rentable. Tu vas vendre ton produit beaucoup trop cher, dit-elle.

Annie St-Hilaire est copropriétaire de la Microbrasserie du Lac St-Jean et secrétaire-trésorière de l’Association des microbrasseries du Québec.
Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard
Annie St-Hilaire précise qu'il est beaucoup plus simple pour les microbrasseries de se tourner vers l'Europe où des ententes de libre-échange sont établies entre les pays.
En ce qui concerne, les plus gros distributeurs, elle soutient qu'ils détiennent souvent des installations dans plus d'un pays. Une multinationale pourrait ainsi décider de favoriser la production dans ses installations aux États-Unis pour vendre sa bière aux Américains.


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