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Plus de 1000 téléphones non dédouanés ont déjà été bloqués par la Douane camerounaise depuis le 1er septembre, date d’entrée en vigueur effective de la mesure annoncée par le ministre des Finances Louis Paul Motaze. Le chiffre fait mal pour tous ceux qui pensaient pouvoir passer entre les mailles du filet. Selon une source proche du dossier à la direction générale des Douanes, 386 000 appareils ont été déclarés depuis le 1er avril dernier.
Une régularisation qui rapporte gros au Trésor public
Le mécanisme est simple sur le papier. Depuis le 1er avril, tout téléphone non dédouané qui se connecte pour la première fois à un réseau local reçoit un message d’alerte. Douane MPIE, le numéro officiel, envoie un SMS clair : « Ce téléphone n’est pas dédouané et son accès au réseau sera suspendu. Veuillez le régulariser auprès d’un bureau des douanes. »
En termes de recettes, la mesure a permis de collecter plus de 1,8 milliard de francs CFA depuis avril. C’est un bond quand on le compare aux 400 millions engrangés l’année précédente sur la même période. Le prélèvement varie selon huit catégories d’appareils, allant des modèles basiques à 5 000 francs jusqu’aux smartphones haut de gamme facturés jusqu’à 400 000 francs. Un téléphone de catégorie 1 paie environ 1 670 francs de droits, tandis qu’un terminal de catégorie 8 grimpe à près de 135 000 francs.
Difficile de ne pas y voir une mesure qui va continuer de faire des vagues, surtout chez les vendeurs de téléphones importés en catégorie grise.
Que faire en cas de blocage ?
Un site internet a été mis en place pour accompagner les usagers, https://mpie.camcis.cm. Il recommande de se rapprocher du service des Douanes le plus proche en cas de souci. Le message est répété presque mot pour mot dans le communiqué du Minfi, histoire d’être sûr que personne ne dise qu’il n’était pas au courant.
La Douane déconseille fortement l’achat de téléphones non déclarés. Et pour ceux qui se retrouveraient piégés après un achat malheureux, la solution passe par la régularisation ou l’exigence de justificatifs d’importation auprès du vendeur.
La mesure touche aussi les téléphones activés en groupe sur une même carte SIM après le 1er avril 2026, à condition qu’ils n’aient pas fait l’objet d’une utilisation continue. On ne sait pas encore combien d’appareils supplémentaires seront concernés dans les prochaines semaines.
Le dispositif ne fait visiblement que commencer. Reste à voir comment les usagers vont réagir face à cette chasse aux téléphones non dédouanés qui s’intensifie.
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Alain-Claude Ndom
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


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