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Les amateurs d’autocueillette ont dû patienter avant de remplir leurs paniers de fraises. À la Ferme Manicouagan, située à Pointe-Lebel, un printemps marqué par le froid et les fortes précipitations a retardé le développement des plants, repoussant le début de la saison.
« Le mois de mai a été froid et le mois de juin a été vraiment très pluvieux. Les fleurs ne sont pas sorties tout de suite parce qu’il faisait trop froid et il manquait de chaleur », explique la copropriétaire de l’entreprise, Françoise Marquis.
Habituellement, l’autocueillette débute autour du 25 ou du 26 juin. Cette année, l’ouverture a eu lieu le vendredi 3 juillet, même si ce n’est pas « l’abondance dans les champs ». « Ça commence doucement », précise-t-elle.
Le retard entraîne des conséquences autant pour les visiteurs que pour l’entreprise. « Les gens avaient hâte de venir cueillir. Financièrement, ce n’est pas agréable quand tout est retardé », souligne Mme Marquis. Son conjoint et copropriétaire, Donald Bérubé, ajoute toutefois qu’il est encore trop tôt pour évaluer les pertes financières liées à ce début de saison difficile.
Une première
Selon les propriétaires, il s’agit du début de saison le plus tardif qu’ils aient connu.
« C’est la première année que ça nous arrive d’être aussi en retard. Pour la production de l’été, on ne sait pas encore ce que ça va donner », indique la productrice. Elle demeure toutefois optimiste, notant que les plants présentent « beaucoup de fleurs », un signe encourageant pour la suite de la saison.
Les autres productions ont également été ralenties par les températures fraîches, mais les producteurs s’attendent à un impact moins important pour les framboises et les camerises, dont la récolte est toujours prévue autour de la mi-juillet.
C’est un début de saison difficile pour les productions de fraises. Photo Facebook Ferme Manicouagan
Un investissement important
Malgré ce printemps difficile, la Ferme Manicouagan mise sur une importante innovation cette année avec l’installation de fraises cultivées sous parapluie, une infrastructure destinée à protéger les plants des fortes pluies.
Montée au début du mois de mai, cette nouvelle installation représente un investissement de plus de 200 000 $.
Les plants installés sous cette structure étant encore jeunes, ils ne produiront toutefois pas avant le mois d’août. Si les conditions demeurent favorables, cette nouvelle méthode de culture pourrait permettre d’étirer la saison jusqu’en novembre.
Les propriétaires n’excluent pas d’agrandir éventuellement cette installation, mais jugent qu’il est encore trop tôt pour envisager un nouvel investissement d’une telle ampleur.
D’ici là, la Ferme Manicouagan invite les citoyens à surveiller ses réseaux sociaux, car l’ouverture des champs dépend de l’abondance des fraises, mais également de la météo.
Morgane Busson
Initiative de journalisme local


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