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« Ça m’a sauvé la vie », affirme Guy Laperle en parlant de la Maison de l’Espoir de Mont-Joli, un organisme qui offre des hébergements temporaires à des personnes en situation de précarité.
Ils m'ont accueilli après une longue thérapie. J’étais démuni, je n’avais plus d’argent, je n’avais plus d’emploi, raconte-t-il.
Au rez-de-chaussée du bâtiment, on trouve la Place publique, un café communautaire ouvert à tous qui offre un espace pour socialiser ainsi que certains services, comme un réfrigérateur communautaire, un accès à l'internet et une imprimante.

La Place publique offre différentes collations et boissons à prix modique, mais la consommation n'est pas obligatoire pour avoir accès à l'espace.
Photo : Radio-Canada / Antoine Proulx
C’est assis dans un fauteuil de ce café que Guy Laperle raconte son histoire. Il est entouré de personnes qui fréquentent également le café et qui, comme lui, s’impliqueront comme bénévoles dans les activités organisées par la Maison de l’Espoir à l’occasion de la Nuit des sans-abri.
37e édition de la Nuit des sans-abri
Cet événement se déroule le 3e vendredi du mois d’octobre partout au Québec depuis 1989. Il vise entre autres à mettre en évidence des enjeux liés à l’itinérance. À la Maison de l’Espoir, une soupe et des collations seront servies dans une ambiance festive et des activités de sensibilisation sont organisées.

Line Perron s'implique dans différentes causes, dont la Nuit des sans-abri.
Photo : Radio-Canada / Antoine Proulx
Celle qui servira la soupe, c’est Line Perron. Elle se présente comme une citoyenne engagée qui a elle-même passé à travers des périodes plus difficiles. Donner au suivant, c’est important pour moi, souligne-t-elle. Je me dis que la vie ne tient qu’à un fil. On ne sait jamais si on va tomber de l’autre bord.

Nicole Pelletier s'implique depuis plusieurs années dans la Nuit des sans-abri et compte continuer cet engagement dans les années à venir.
Photo : Radio-Canada / Antoine Proulx
C’est pour aider les gens, explique Nicole Pelletier quand elle se fait demander pourquoi elle s’implique pour cette cause. Si Sonia me dit "ma Nicole, peux-tu toute la soirée servir le monde avec une soupe, un beigne, un café", bien j’y vais! explique-t-elle.
La Sonia dont elle parle, c’est Sonia Castonguay, l’intervenante responsable de la Place publique. Elle constate de ses yeux l’augmentation des enjeux d’itinérance.

Sonia Castonguay est l'intervenante responsable de la Place publique. Lors de notre visite, plusieurs ont souligné l'importance du soutien qu'elle leur apporte.
Photo : Radio-Canada / Antoine Proulx
Il y en a partout, mais souvent c’est caché, explique-t-elle. Une personne qui va dormir de divan en divan chez des amis, c’en est, une forme d’itinérance, ou quelqu’un qui dort dans sa voiture. On ne le voit pas, mais il y en a beaucoup.
Elle explique que la Nuit des sans-abri a donc pour but de sensibiliser la population à ces enjeux et de créer une ambiance de solidarité.

« Moi, c'est ma place pour être heureuse », affirme Martine Morneau en parlant de la Maison de l'Espoir et de la Place publique.
Photo : Radio-Canada / Antoine Proulx
Martine Morneau, qui a elle-même séjourné pendant deux semaines à la Maison de l’Espoir et qui s’implique depuis plusieurs années dans la Nuit des sans-abri, souligne qu’il s’agit d’un événement humain et festif. On parle, on jase, on danse, pis il y en a qui chantent!
C’est de mettre de la joie un petit peu à travers le désespoir des gens qui sont sans-abri et c’est de nous faire prendre conscience aussi de la souffrance de ces gens-là, résume Guy Laperle. Une société, pour qu’elle se tienne, on ne peut pas séparer les sans-abri, les pauvres, les riches. Il faut que tout le monde participe pour arriver à avoir une société équilibrée.
Quelques lieux où sera soulignée la Nuit des sans-abri dans la région le 16 octobre :
- Rimouski, au parc de la Gare, dès 18 h 30
- Mont-Joli, à la Place publique de la Maison de l’Espoir, de 18 h 30 à minuit
- Trois-Pistoles, au parc de l’Église, dès 16 h
- Rivière-du-Loup, au parc Blais, de 16 h 30 à 21 h 30
- La Pocatière, au parc intergénérationnel Desjardins, de 17 h à 21 h
- Matane, à l’Agora Cogeco, de 17 h à 23 h 45
- Amqui, au Tremplin Travail Vallée de la Matapédia, de 18 h 30 à 22 h


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