NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
International 22/05/2026 18:45 Actualisé le 22/05/2026 18:48
Le ministère de la Justice va créer un fonds pour indemniser les Américains « victimes » du gouvernement. Le cas des émeutiers du Capitole fait polémique.
EN BREF • Donald Trump a créé un fonds « anti-instrumentalisation » destiné à « réparer » des préjudices qu’auraient subis ses partisans devant la justice.
• Démocrates et républicains dénoncent une possible corruption et l’utilisation de fonds publics pour financer des partisans à la solde du président américain.
• Pour protester, les républicains ont repoussé le vote d’un texte cher à Donald Trump.
Est-ce la goutte de trop ou une nouvelle tempête dans un verre d’eau ? Depuis le début de la semaine, Donald Trump s’attire les foudres des élus de tous bords avec la création d’un fonds « anti-instrumentalisation » destiné aux Américains estimant avoir été persécutés par le gouvernement. De quoi alimenter les accusations de corruption dans l’administration. Et mettre le feu aux poudres au Congrès.
À l’origine de la polémique : une plainte de Donald Trump contre l’Internal Revenue Service (IRS). Le milliardaire accusait le fisc américain d’avoir laissé fuiter ses déclarations d’impôts sur la période 2015-2020, lui qui a toujours refusé de les publier, contrairement à ses prédécesseurs. Avec cette fuite, on apprenait de manière surprenante que Trump n’avait payé que 750 dollars d’impôts en 2016. En 2020, il en a payé… 0. Le responsable du vol de documents, employé d’un prestataire de l’IRS, a été condamné en janvier 2024 à cinq ans de prison. Quant à Trump, il réclamait 10 milliards de dollars de dommages et intérêts à l’IRS.
Les deux parties sont finalement parvenues à un accord dévoilé lundi 18 mai : en échange du retrait de la plainte du président, le ministère de la Justice crée un fonds « anti-instrumentalisation afin de mettre en place un processus systématique pour entendre et réparer les griefs des personnes ayant été victimes d’une instrumentalisation » politique de la justice, a indiqué le ministère dans un communiqué. Donald Trump n’a pas choisi le montant du fonds au hasard : 1,776 milliard de dollars. Référence tendance gros sabots à l’année de la Déclaration d’indépendance des États-Unis.
Les démocrates dénoncent une « caisse noire »
Au lendemain de cet accord, qui avait déjà fait hausser de nombreux sourcils chez les politiques et les spécialistes, un avenant tout aussi douteux a été ajouté. Celui-ci interdit les poursuites sur d’éventuels arriérés d’impôts concernant Donald Trump, sa famille, ses trusts et ses entreprises. Alors que les montants de ses déclarations sèment le doute, le président américain n’a donc plus à s’inquiéter d’un potentiel contrôle du fisc sur ses finances passées.
Mais c’est le fonds « anti-instrumentalisation » qui concentre les critiques. Qui sera éligible ? Comment seront réalisés les paiements ? Quelle transparence dans le choix des dossiers ? Le ministère de la Justice a simplement indiqué qu’une commission composée de cinq personnes sera nommée par le ministre, et que les demandes seront traitées jusqu’au 1er décembre 2028. Ce manque de transparence affole les opposants, qui craignent de voir les émeutiers du Capitole obtenir une compensation financière pour avoir attaqué la démocratie américaine.
Sans surprise, les démocrates sont vent debout. « Donald Trump ne s’est pas contenté de gracier ses partisans qui ont pris d’assaut le Capitole. Il s’est maintenant arrangé […] pour créer une caisse noire pour récompenser ses alliés – avec l’argent de vos impôts. Ça ne s’invente pas », a cinglé Hillary Clinton. « De toutes les choses corrompues qu’il a faites, celle-ci est l’une des plus abjectes », a attaqué Chuck Schumer, chef de la minorité démocrate au Sénat. La députée Alexandria Ocasio-Cortez a aussi qualifié la manœuvre de « corruption pure et simple ». Deux policiers qui ont tenté d’empêcher la foule d’entrer dans le Congrès le 6 janvier 2021 ont aussi porté plainte, accusant le président américain de détourner l’argent public afin de « financer (des) insurgés et (des) paramilitaires » à sa solde.
Déjà une proposition de loi pour contrer ce fonds
Chose rare, la colère a aussi envahi les rangs républicains. « Ce qui préoccupe les gens est de payer leur hypothèque ou leur loyer, leurs courses ou leur essence, pas d’assembler un fonds d’1,8 milliard de dollars pour le président et ses alliés afin de payer qui ils veulent », a taclé le sénateur Bill Cassidy. Le leader de la majorité républicaine au Sénat John Thune a aussi reconnu qu’il n’était « pas très fan » de l’idée, et même le sénateur Lindsey Graham, pourtant proche de la Maison Blanche, a exprimé des doutes. « Conceptuellement, je comprends ce qu’il essaie de faire, mais je ne sais pas », a-t-il déclaré de manière cryptique. La liste des républicains circonspects est encore longue.
Le représentant républicain Brian Fitzpatrick, qui qualifie l’initiative présidentielle d’« inacceptable », est allé plus loin. Avec son homologue démocrate Tom Suozzi, il a déposé un texte visant à interdire l’utilisation d’argent fédéral pour les paiements effectués dans le cadre du fonds « anti-instrumentalisation ».
Entendu en commission mardi 19 mai, le ministre de la Justice par intérim et ex-avocat personnel de Donald Trump a tenté de convaincre les parlementaires. Todd Blanche a affirmé que l’argent ne serait pas « donné uniquement aux républicains ou aux amis du président », citant le cas du fils du président démocrate Joe Biden, Hunter, condamné à plusieurs reprises par la justice sous le mandat de son père. Interrogé plus précisément sur les émeutiers du Capitole, il a simplement répondu que « tout le monde est éligible à la demande ».
Todd Blanche a de nouveau rencontré les élus jeudi matin, comme le raconte le New York Times, qui décrit une réunion de « deux heures d’affrontements au cours desquels des dizaines de sénateurs républicains ont exprimé leur colère et leur inquiétude ». Loin d’être rassurés, les leaders du parti, toujours remontés, ont décidé de repousser le vote – qui ne devait être qu’une formalité – d’un texte devant financer à hauteur de 72 milliards de dollars la lutte contre l’immigration.
Donald Trump est-il, cette fois, allé trop loin ? Ce texte auquel il tient et qui vise notamment à financer la police de l’immigration (ICE) ne sera en tout cas jamais voté avant la date butoir qu’il avait fixée, le 1er juin. Le timing de l’annonce de l’accord avec l’IRS a même été qualifié par certains de ses alliés d’« erreur galactique ». Reste désormais à savoir si cette énième polémique va abîmer le président… au contraire de toutes les précédentes.


1 month_ago
27


























.jpg)






French (CA)