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Quarante-huit heures après avoir annoncé l’opération « Projet Liberté », consistant à escorter les navires désireux de franchir le passage stratégique, le président américain l’a « suspendue », alléguant de « grands progrès » dans les négociations avec l’Iran.

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Le secrétaire américain à la défense, Pete Hegseth, lors d’une conférence de presse sur la guerre en Iran, au Pentagone, à Washington, le 5 mai 2026. Le secrétaire américain à la défense, Pete Hegseth, lors d’une conférence de presse sur la guerre en Iran, au Pentagone, à Washington, le 5 mai 2026.

Pete Hegseth parlait d’un « cadeau » fait au monde entier. Selon les mots du chef du Pentagone, qui s’exprimait, mardi 5 mai, devant la presse, l’opération « Projet Liberté », visant à rouvrir le détroit d’Ormuz, était une sorte d’œuvre de charité de la part de l’armée américaine, destinée à restaurer la liberté de navigation que les Etats-Unis avaient, eux-mêmes, contribué à interrompre en lançant la guerre en Iran, le 28 février.

Las. Quarante-huit heures à peine après avoir été annoncée par Donald Trump, l’opération, présentée par le chef de la Maison Blanche comme un geste « humanitaire », a été gelée. « Compte tenu de l’énorme succès militaire » et des « grands progrès accomplis en vue d’un accord complet et définitif avec les dirigeants iraniens », le « “Projet Liberté” (…) sera suspendu pendant une courte période, afin de voir si l’accord peut être finalisé et signé », a écrit, mardi soir, le président américain sur son réseau, Truth Social. Le détroit d’Ormuz, voie de navigation stratégique par laquelle transite près d’un quart de la production d’hydrocarbures mondiale, est de facto fermé depuis fin février. En riposte à cette paralysie entretenue par les tirs iraniens visant les navires dits « ennemis », les Etats-Unis ont décrété un blocus des ports iraniens depuis la mi-avril.

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