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A l’issue du G7, à Evian, Donald Trump dînera à Versailles le 17 juin, sans autre chef d’Etat étranger, sur invitation du président français. Pour l’historien Fabien Oppermann, il y a là de la part d’Emmanuel Macron une « volonté d’impressionner son homologue », dans l’espoir de maintenir le lien transatlantique à un moment où la relation avec les Etats-Unis est particulièrement tendue.

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Le président américain, Donald Trump, lors du sommet du G7 à Evian-les-Bains (Haute-Savoie), le 15 juin 2026. Le président américain, Donald Trump, lors du sommet du G7 à Evian-les-Bains (Haute-Savoie), le 15 juin 2026.

Fabien Oppermann est historien et inspecteur général de l’éducation nationale. Auteur d’une thèse sur les images et les usages du château de Versailles au XXe siècle, il a notamment publié Le Versailles des présidents. 150 ans de vie républicaine chez le Roi-Soleil (Fayard, 2015).

Inviter un chef d’Etat à dîner à Versailles, comme le fait Emmanuel Macron avec Donald Trump, mercredi 17 juin, est-ce un geste habituel dans le répertoire diplomatique français ?

Oui. Depuis les débuts de la IIIe République, la France a régulièrement ouvert les portes du château de Versailles à ses partenaires privilégiés, à ceux qu’elle souhaitait honorer ou choyer tout particulièrement. Pour les présidents de la République, recevoir à Versailles est une manière d’offrir à leurs hôtes ce que la France a de plus beau et de plus prestigieux, pour marquer une occasion particulière.

En 1896, le président Félix Faure [1895-1899] a accueilli le tsar de Russie, Nicolas II, pour célébrer l’alliance franco-russe, scellée trois ans plus tôt. En 1957, la reine Elizabeth II y a été reçue à déjeuner par René Coty, un an après la crise de Suez [l’intervention armée conjointe d’Israël, de la France et du Royaume-Uni en Egypte à la suite de la nationalisation du canal] ; en 1972, elle y a été reçue à nouveau, cette fois par Georges Pompidou [1969-1974], quelques mois avant l’entrée du Royaume-Uni dans la Communauté économique européenne.

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