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10 850,00 € de l’objectif de 40 000,00 € atteint
par Alfredo Jalife-Rahme
La guerre contre l’Iran s’éternise. Ni les États-Unis, ni l’Iran n’ont perdu. Mais aucun des deux n’a gagné. Aussi le président Donald Trump tente de déplacer le sujet. Il ne parle plus d’une prochaine victoire militaire, mais laisse entendre une future victoire économique.
a guerre multidimensionnelle au cœur du détroit d’Ormuz fait désormais rage au niveau géoéconomique/géofinancier tandis que Trump a annoncé son droit bizarre de «propriété» selon lequel le «détroit d’Hormuz sera bientôt un territoire états-unien» et promet d’intensifier la pression militaire et économique contre l’Iran. Pour mémoire, Washington se trouve à 10 000 kilomètres du détroit d’Ormuz.
Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a annoncé une nouvelle campagne de guerre économique contre l’Iran pour le forcer à une capitulation sous la pression financière, dans le cadre de «l’un des deux coups» incluant le blocus continu des ports du pays perse dont «l’économie a déjà été gravement affectée par la guerre, avec une grande partie de sa capacité industrielle détruite et des exportations de pétrole brut fortement réduites par le blocus US.»
«L’Iran a résisté à des vagues de sanctions, qui n’ont pas réussi à le forcer à abandonner son programme nucléaire ni à renoncer au contrôle du détroit d’Ormuz», selon Bloomberg.
Scott Bessent, un ancien employé du Khazar George Soros, n’a pas pu atténuer la grave crise financière du Japon par son intervention douteuse — vivement critiquée par James Rickards — et a annoncé que dans «deux ans» le détroit d’Ormuz serait «sans importance» à cause des nouveaux «pipelines souterrains» qui vont se déployer (note : en traversant l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.)
L’analyste belge Elijah J. Magnier a réfuté les raisons pour lesquelles «Ormuz pourrait être contourné par des oléoducs» et «parce que le détroit restera indispensable» dans la mesure où «des perturbations pourraient encore fissurer l’économie mondiale
Le vice-président J.D. Vance a déclaré qu’aujourd’hui, la chose la plus importante pour les États-Unis est de réduire le prix des hydrocarbures, et de rouvrir le détroit d’Ormuz, qui, dans la phase actuelle, a laissé derrière lui le différend nucléaire avec l’Iran
Pete Hegseth — un «sioniste évangélique», ancien commentateur de Fox News et désormais secrétaire à la Guerre — a menacé de maintenir le blocus contre l’Iran «indéfiniment», ce qui semble irréalisable.
Compte tenu de l’épuisement de l’équipage, le célèbre porte-avions USS Abraham Lincoln se voit remplacé par l’USS George Washington (ancré au Japon) ; The Times of Israel explique que «les États-Unis sont en train de retirer leur dernier porte-avions du Pacifique, tandis que Trump concentre son attention sur l’Iran et l’hémisphère occidental (lire : Mexique/Cuba/Nicaragua)» alors même que «les analystes affirment qu’une mauvaise planification et la prolongation inattendue du conflit avec l’Iran ont laissé les États-Unis dans une situation vulnérable dans des voies navigables vitales, avec la Chine à l’affût
Un méga-scandale vient d’éclater à cause de Steve Feinberg, secrétaire adjoint à la Défense (mentionné dans les fameux «dossiers Epstein» !), issu de la société financière faisandée Cerberus Capital Management : il «aurait ordonné aux responsables des achats d’attribuer à Palantir des contrats du Pentagone d’une valeur de 244 millions de dollars sans aucun appel d’offre
En revanche, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi rétorque à Trump et «réaffirme le contrôle inaliénable de l’Iran sur le détroit d’Ormuz» .
Selon l’avis du Wall Street Journal, «la guerre avec l’Iran se réduit désormais à qui cédera le premier face à la pression économique : Trump redouble d’efforts sur les sanctions et le blocus, tandis que Téhéran parie que les prix élevés du pétrole forceront Washington à céder».
Le temps tourne en faveur du pays perse, par sa «guerre asymétrique» de résilience face à la double agression de deux puissances nucléaires et aériennes à l’échelle mondiale et régionale : les États-Unis/Israël.
Trump prépare-t-il sa chorégraphie électorale pour un retrait «honorable» du golfe Persique ?
Traduction Maria Poumier
source : La Jornada (Mexique) via Réseau Voltaire


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