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Donald Trump affirme que « le détroit d'Ormuz est sa propriété » et intensifie sa guerre économique et financière contre l'Iran, par Alfredo Jalife-Rahme

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L’eau de Cologne « Trump Victory » ne sent plus aussi bon.

La guerre multidimensionnelle au cœur du détroit d’Ormuz fait désormais rage au niveau géoéconomique/géofinancier tandis que Trump a annoncé son droit bizarre de « propriété » selon lequel le « détroit d’Hormuz sera bientôt un territoire états-unien » et promet d’intensifier la pression militaire et économique contre l’Iran [1]. Pour mémoire, Washington se trouve à 10 000 kilomètres du détroit d’Ormuz.

Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a annoncé une nouvelle campagne de guerre économique contre l’Iran pour le forcer à une capitulation sous la pression financière, dans le cadre de « l’un des deux coups » incluant le blocus continu des ports du pays perse dont « l’économie a déjà été gravement affectée par la guerre, avec une grande partie de sa capacité industrielle détruite et des exportations de pétrole brut fortement réduites par le blocus US. »

« L’Iran a résisté à des vagues de sanctions, qui n’ont pas réussi à le forcer à abandonner son programme nucléaire ni à renoncer au contrôle du détroit d’Ormuz », selon Bloomberg [2].

Scott Bessent, un ancien employé du Khazar George Soros, n’a pas pu atténuer la grave crise financière du Japon par son intervention douteuse — vivement critiquée par James Rickards [3] — et a annoncé que dans « deux ans » le détroit d’Ormuz serait « sans importance » à cause des nouveaux « pipelines souterrains » qui vont se déployer (note : en traversant l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.

L’analyste belge Elijah J. Magnier a réfuté les raisons pour lesquelles « Ormuz pourrait être contourné par des oléoducs » et « parce que le détroit restera indispensable » dans la mesure où « des perturbations pourraient encore fissurer l’économie mondiale [4] ».

Le vice-président J.D. Vance a déclaré qu’aujourd’hui, la chose la plus importante pour les États-Unis est de réduire le prix des hydrocarbures, et de rouvrir le détroit d’Ormuz, qui, dans la phase actuelle, a laissé derrière lui le différend nucléaire avec l’Iran [5]

Pete Hegseth — un « sioniste évangélique », ancien commentateur de Fox News et désormais secrétaire à la Guerre — a menacé de maintenir le blocus contre l’Iran « indéfiniment » [6]", ce qui semble irréalisable.

Compte tenu de l’épuisement de l’équipage, le célèbre porte-avions USS Abraham Lincoln se voit remplacé par l’USS George Washington (ancré au Japon [7]) ; The Times of Israel explique que « les États-Unis sont en train de retirer leur dernier porte-avions du Pacifique, tandis que Trump concentre son attention sur l’Iran et l’hémisphère occidental (lire : Mexique/Cuba/Nicaragua) » alors même que « les analystes affirment qu’une mauvaise planification et la prolongation inattendue du conflit avec l’Iran ont laissé les États-Unis dans une situation vulnérable dans des voies navigables vitales, avec la Chine à l’affût [8] ».

Un méga-scandale vient d’éclater à cause de Steve Feinberg, secrétaire adjoint à la Défense (mentionné dans les fameux « dossiers Epstein » !), issu de la société financière faisandée Cerberus Capital Management : il « aurait ordonné aux responsables des achats d’attribuer à Palantir des contrats du Pentagone d’une valeur de 244 millions de dollars sans aucun appel d’offre [9] ».

En revanche, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi rétorque à Trump et « réaffirme le contrôle inaliénable de l’Iran sur le détroit d’Ormuz » [10].

Selon l’avis du Wall Street Journal, « la guerre avec l’Iran se réduit désormais à qui cédera le premier face à la pression économique : Trump redouble d’efforts sur les sanctions et le blocus, tandis que Téhéran parie que les prix élevés du pétrole forceront Washington à céder » [11].

Le temps tourne en faveur du pays perse [12], par sa « guerre asymétrique » de résilience face à la double agression de deux puissances nucléaires et aériennes à l’échelle mondiale et régionale : les États-Unis/Israël.

Trump prépare-t-il sa chorégraphie électorale pour un retrait « honorable » du golfe Persique ?

Source
La Jornada (Mexique)
Le plus important quotidien en langue espagnole au monde.

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