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International 11/07/2026 08:52 Actualisé le 11/07/2026 09:10
Plus tôt dans la semaine, Israël avait déjà alerté Washington sur un projet d’assassinat. Le président américain promet d’anéantir l’Iran si cela se produisait.
Par Maëlle Roudaut avec AFP

JAKUB PORZYCKI / NurPhoto via AFP
Le président américain Donald Trump photographié lors du sommet de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026.
Alors que les combats se poursuivent entre Washington et Téhéran, Donald Trump accuse l'Iran de préparer un projet d'assassinat contre lui. Dans la soirée de ce vendredi 10 juillet, le président américain a affirmé qu’une riposte massive était prête si la République islamique mettait à exécution ce qu’il présente comme une menace d’assassinat à son encontre.
« 1 000 missiles sont prêts à tirer et pointés vers la République islamique d’Iran, et des milliers d’autres suivront immédiatement si le gouvernement iranien met à exécution sa menace, proclamée aux quatre coins du globe, d’assassiner ou de tenter d’assassiner le président en exercice des États-Unis d’Amérique, c’est-à-dire MOI ! », a écrit Donald Trump sur son réseau social Truth.
« Les ordres ont déjà été donnés, et l’armée américaine est prête, disposée et capable, pendant une période d’un an, susceptible d’être prolongée, de décimer et de détruire complètement toutes les régions d’Iran », a-t-il ajouté.
Ces déclarations interviennent après des révélations publiées jeudi par le Wall Street Journal et CNN selon lesquelles Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement faisant état d’un nouveau projet iranien visant Donald Trump.
Ces informations restent toutefois à prendre avec des pincettes : des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations pourrait aussi être une manière, pour le gouvernement de Benjamin Netanyahu, de pousser Donald Trump à poursuivre ses frappes contre l’Iran, reprises cette semaine.
Les États-Unis sont le principal allié d’Israël, mais le président américain s’est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de Benjamin Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l’Iran.
« Pas de respect s’il n’est pas mutuel », dit l’Iran
De son côté, l’Iran a affirmé samedi avoir « tenu parole » vis-à-vis des États-Unis depuis la signature d’un protocole d’accord de cessez-le-feu. « Jusqu’à présent, l’Iran a tenu parole », a écrit sur X le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, ajoutant qu’il « ne peut y avoir de respect que lorsqu’il est mutuel ».
Les affrontements entre Iraniens et Américains ont repris ce mardi. Les frappes échangées depuis par les deux ennemis ont été les plus importantes depuis la signature le 17 juin du protocole d’accord visant à trouver une fin définitive à la guerre.
Donald Trump a de nouveau affirmé vendredi que ce cessez-le-feu était « terminé », tout en acceptant de continuer à parler avec Téhéran. « La République islamique d’Iran nous a demandé de continuer “les discussions”. Nous avons accepté de le faire, mais les États-Unis leur ont signifié, en des termes sans équivoque, que le cessez-le-feu était TERMINE ! », a déclaré le président américain.
Téhéran « n’a fait aucune demande », a tenu à rectifier le porte-parole de la diplomatie iranienne, tout en annonçant qu’Abbas Araghchi se rendrait ce samedi à Oman pour évoquer le détroit d’Ormuz. À ce stade, Téhéran autorise un seul couloir de navigation, le long de ses côtes, et exclut tout retour à la situation d’avant-guerre, c’est-à-dire un passage gratuit. En temps normal, un cinquième du commerce mondial d’hydrocarbures y circulait.
De possibles nouveaux pourparlers ce week-end
Ce regain de tensions est intervenu en pleines funérailles du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour de la guerre et qui a été inhumé vendredi au sein du mausolée de l’imam Reza, le sanctuaire chiite le plus sacré du pays, à Machhad (nord-est). Si les États-Unis ont affirmé avoir visé des cibles militaires, la République islamique a accusé Washington d’avoir aussi touché des infrastructures civiles afin d’empêcher les fidèles de se rendre aux funérailles d’Ali Khamenei.
Le calme est cependant revenu depuis la nuit de jeudi à vendredi et une délégation du Qatar, pays médiateur entre Téhéran et Washington, est arrivé vendredi en Iran pour des pourparlers, selon un média local. Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue également un rôle de médiateur, a dit sur X avoir exhorté le président iranien Massoud Pezeshkian à sauver une paix « durement gagnée ».
En Iran, le principal négociateur dans les pourparlers avec Washington, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti que la guerre ne se terminerait « jamais avec une reddition de l’Iran ». Et le chef du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohammad Bagher Zolghadr, a prévenu que son pays riposterait « à toute attaque » contre ses infrastructures, y compris en s’en prenant à Israël.
Selon les médias américains Axios et Politico, Washington a fait savoir à Téhéran qu’il lui donnait jusqu’à samedi pour s’engager publiquement à ne plus attaquer de navires dans le détroit d’Ormuz. Washington a par ailleurs rétabli les sanctions économiques contre le pétrole iranien suspendues par le protocole d’accord du 17 juin.


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