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C’est au Centre forestier Hugh John Flemming à Fredericton que Don Monahan a officiellement lancé sa campagne pour briguer la chefferie du Parti progressiste-conservateur samedi après-midi.
Dans la salle, des collègues comme Mary Wilson, Kris Austin, Sherry Wilson, Tammy Scott-Wallace, Kevin Russell et Kathy Bockus l’attendaient, ainsi qu’une centaine d’autres personnes.
Faisant son entrée sur la chanson I Gotta Feeling des Black Eyed Peas. Il a offert un discours dans les deux langues.
Ceux qui ont pris la parole pour l’appuyer ont principalement souligné son service militaire et son engagement à servir le public.

Mary Wilson a offert un discours d'appui à Don Monahan.
Photo : Radio-Canada / Katherina Boucher
L’une d’entre elles était la députée progressiste-conservatrice d’Oromocto-Sunbury, Mary Wilson, qui a été ministre responsable des Affaires militaires sous Blaine Higgs, et qui est actuellement la porte-parole du parti sur cet enjeu.
Êtes-vous prêt à gagner une fois de plus? a lancé à la foule, celle qui dit avoir encouragé Don Monahan à se présenter.
Un gars d’ici, mais pas trop
Son service militaire a porté Don Monahan à vivre une majeure partie de sa vie en dehors du Nouveau-Brunswick. Il a d’ailleurs été conseiller municipal de Mascouche, une municipalité du Québec dans la grande région de Montréal pendant huit ans. Il est finalement revenu en Atlantique en 2019.
Malgré ses longues années passées à l’extérieur de la province, celui qui a été élu à l’Assemblée législative pour la première fois en 2024 veut se présenter comme un gars d’ici.
Je suis resté au Québec pendant une petite secousse, mais je suis originaire du Nouveau-Brunswick. Je demeurais à Petitcodiac. J’ai rejoint les Forces armées quand j’avais 18 ans, et le Nouveau-Brunswick a toujours été quelque chose d’important pour moi. J’y retournais à chaque été.

Don Monahan se présente comme un candidat neutre.
Photo : Radio-Canada / Katherina Boucher
Parallèlement, il veut miser sur son statut de recrue pour permettre à son parti de rompre avec le passé.
Face aux enjeux qui l'ont divisé, comme la révision de la politique 713, Don Monahan adopte la neutralité.
C’est au parti à l’ensemble de déterminer ces affaires-là. C’est pas à une personne qui va déterminer la direction. Le leader doit être un leader avant tout, un premier ministre en deuxième.
Il n’écarte donc pas l’idée que ces enjeux reviennent sur la table, mais il dit qu’en tant que chef, il ne sera pas celui qui les poussera.
Car pour gagner les prochaines élections, il croit que le PCNB doit démonter un front uni. Il veut se détacher des conflits internes.
On peut pas recruter des nouveaux gens puis avoir la volonté de nos bénévoles s’il y a toujours des petites chicanes qui se produisent [devant] le grand public.
Progressiste-conservateur
Pour décrire où il se positionne socialement, Don Monahan se réfère au nom du parti.
Il faut assurer qu’au niveau fiscal on démontre une bonne restreinte. On ne peut pas dépenser l’argent qu’on a pas, puis aussi pour assurer que nos programmes sociaux sont en bonne forme pour aider des gens qui sont plus vulnérables.
En entrevue, Don Monahan n’a pas voulu s’avancer sur les dossiers précis qui lui tiennent à cœur.
Honnêtement, pour le moment, c’est une course à la chefferie, donc il faut être prudent. On n'est pas là pour développer ou prendre parti pour une [politique]. C’est en 2027 qu’on va avoir une réunion avec le comité qui va déterminer les [politiques] qu’on va mettre nos poids en arrière.

Une centaine de personnes ont assisté au lancement de la campagne de Don Monahan, samedi, à Fredericton.
Photo : Radio-Canada / Katherina Boucher
Mais devant la foule rassemblée à Fredericton, il a soulevé une priorité : donner le choix aux parents en matière d’éducation. Il propose donc d'offrir une aide au niveau de la taxe scolaire pour les parents qui souhaitent envoyer leurs enfants à l’école privée.
Il a aussi dit vouloir protéger les aînés en créant une structure qui les mettrait à l'abri des hausses de taxes.
Deuxième candidat dans la course
Après Daniel Allain, Don Monahan est le deuxième à se présenter comme candidat à la chefferie du parti.
La date limite pour poser une candidature est le 19 juin et les résultats seront connus le 17 octobre.
Un avantage de plus pour moi par rapport à l’autre candidat c’est qu’on ne sera pas obligés d’avoir une élection partielle quelque part dans la province pour nommer cette personne-là pour qu’il puisse s’intégrer avec l’équipe. Je suis déjà là.
Après avoir été exclu du Cabinet de Blaine Higgs, Daniel Allain avait décidé de ne pas se représenter aux élections de 2024.
Des appuis du caucus
Don Monahan dit compter sur l’appui de sept membres du caucus progressiste-conservateur. De ce chiffre, il s'inclut lui-même.
Il n’a pas voulu dévoiler tous les noms, mais ceux de Mary Wilson, Sherry Wilson et Kris Austin qui étaient présents samedi sont ressortis.

Kris Austin était présent pour appuyer Don Monahan, samedi.
Photo : Radio-Canada / Katherina Boucher
Avec le nouveau visage et une approche propre, je crois qu'on peut voir le parti réuni et prêt pour la prochaine élection, a commenté Kris Austin.
L’ancien chef de l’Alliance des gens a annoncé en décembre dernier qu’il renonçait à se présenter à la direction du parti.
S'engager dans une course à la chefferie est une question de moment opportun et, pour moi, personnellement, c’était juste pas le bon moment, mais j’appuie les valeurs conservatrices, et je crois que Don aussi, ajoute-t-il.
La députée d’Albert-Riverview, Sherry Wilson, décrit Don Monahan comme un entrepreneur avec une vision.
Il est discipliné, il est intelligent, il se soucie des gens, il est ici pour les gens et il est ici pour servir.

Sherry Wilson lors du lancement de campagne de Don Monahan, samedi.
Photo : Radio-Canada / Katherina Boucher
Il a aussi mentionné avoir reçu l’appui du député de Carleton-York, Richard Ames. Ce dernier n’était pas présent lors du lancement de campagne de Don Monahan.
Les députés progressistes-conservateurs Kathy Bockus et Kevin Russell, qui étaient présents samedi, n’ont pas voulu commenter la candidature de Don Monahan. Tammy Scott-Wallace a aussi décliné une entrevue disant rapidement qu’elle était là pour appuyer le parti.


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