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Le président français avait annoncé, en mars, son initiative de dissuasion « avancée » visant à y associer les Etats européens volontaires, sans aucun partage de la décision d’emploi de l’arme nucléaire.
Le président français, Emmanuel Macron, a accepté d’ouvrir des discussions avec la Lettonie sur la participation de Riga à la dissuasion nucléaire française avancée, a affirmé, mardi 22 septembre, le premier ministre du pays balte, membre de l’Union européenne et de l’OTAN, frontalier de la Russie et de son allié biélorusse.
« Le président Macron a accepté d’entamer des négociations avec la Lettonie concernant l’adhésion de notre pays à l’initiative française de dissuasion nucléaire », a fait savoir Andris Kulbergs, cité dans un communiqué, précisant qu’une délégation française se rendrait prochainement en Lettonie à cet effet. Le chef de l’Etat français a par ailleurs « exprimé son engagement à renforcer la présence militaire française en Lettonie, notamment dans le domaine de la défense aérienne ».
La France participe déjà à la « police du ciel » mise en place après l’adhésion des pays baltes à l’OTAN en 2004 et renforcée en 2014 après l’annexion de la Crimée par la Russie. « Un tel engagement renforcera la sécurité non seulement de la Lettonie, mais aussi de l’ensemble du flanc oriental de l’OTAN », a ajouté Andris Kulbergs.
Dix Etats ont déjà adhéré
A la tête du seul pays européen doté de l’arme atomique avec le Royaume-Uni, le président Macron a annoncé le 2 mars son initiative de dissuasion « avancée » visant à y associer les Etats européens volontaires, sans aucun partage de la décision d’emploi de l’arme nucléaire.
Dix Etats y ont adhéré : Royaume-Uni, Allemagne, Pologne, Pays-Bas, Belgique, Grèce, Suède, Danemark, Norvège et Finlande. La Lituanie et l’Estonie, autres pays frontaliers de la Russie, envisagent de s’y joindre.
La Russie juge cette initiative « imprudente » et porteuse de « risques » pour la Russie. La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a estimé la semaine dernière que l’installation d’un dispositif nucléaire français plus près des frontières de la Russie ne ferait que le rendre « plus facile » à frapper par l’armée russe en cas de conflit.
Le dispositif de dissuasion avancé prévoit notamment le déploiement « de circonstance » d’avions Rafale des forces stratégiques sur le territoire d’un partenaire.
Le Monde avec AFP


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