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De nouveaux documents judiciaires rendus publics dans l'affaire de Lilly et de Jack Sullivan jettent un nouvel éclairage sur la relation entre leur mère et leur beau-père avant la disparition des deux enfants en Nouvelle-Écosse, il y a plus de huit mois.
Lilly, âgée de 6 ans, et Jack, âgé de 5 ans, n'ont pas été vus depuis le 2 mai 2025.
La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a toujours maintenu la thèse selon laquelle les enfants se seraient éloignés de leur domicile à Lansdowne, dans le comté de Pictou, une zone isolée située à environ 140 kilomètres au nord-est d'Halifax.
Leur disparition a déclenché une vaste opération de recherche dans les bois denses entourant la propriété rurale. Ces fouilles n'ont permis de retrouver que peu d'indices, notamment une couverture rose et une empreinte de botte d'enfant.

La mère de Lilly et de Jack Sullivan, Malehya Brooks-Murray, était en couple avec Daniel Martell au moment de la disparition des enfants.
Photo : Facebook
Au moment de leur disparition, les enfants vivaient avec leur mère, Malehya Brooks-Murray, leur beau-père, Daniel Martell, et le bébé du couple.
Dans le cadre de l'enquête, la police a sollicité 12 mandats de perquisition entre mai et juillet 2025. Les détails de ces demandes, obtenus cette semaine par CBC et le Globe and Mail, révèlent le contenu d'un interrogatoire de la mère des enfants disparus.
Violences physiques et douloureuses
Malehya Brooks-Murray y décrit une relation parfois tendue avec Daniel Martell.
Selon les documents, elle a affirmé aux policiers qu'il tentait parfois de l'immobiliser ou de la maintenir au sol, et qu'il l'avait déjà poussée. Elle a également déclaré qu'il lui confisquait son téléphone lorsqu'elle tentait d'appeler sa mère, ce qui pouvait donner lieu à des violences physiques et douloureuses.
De son côté, Daniel Martell a admis aux enquêteurs des disputes récentes liées à l'argent, tout en qualifiant leur union de bonne, précisant qu'il n'y avait aucune violence physique entre eux.

Le sergent d'état-major Rob McCamon, de la GRC en Nouvelle-Écosse, participe à l'enquête sur la disparition des enfants Lilly et Jack Sullivan.
Photo : Radio-Canada / Brian MacKay
Le sergent d'état-major de la GRC Rob McCamon confirme que la nature de la relation au sein du couple fait partie de l’enquête. Bien qu'aucun suspect n'ait été identifié à ce jour, il précise que la police continue de recueillir des éléments de preuve.
L'affaire est toujours traitée en vertu de la Loi sur les personnes disparues de la Nouvelle-Écosse. Le ministère public a toutefois noté dans des documents récents que, bien qu'il n'existe aucun motif raisonnable de croire qu'un crime a été commis, l'enquête pourrait devenir criminelle et des personnes impliquées dans la disparition des enfants pourraient être identifiées.
Distinction linguistique très importante
Pour le professeur de criminologie à l'Université Western, Michael Arntfield, cela signifie que les autorités n’ont pas les preuves suffisantes pour procéder à une arrestation, mais qu’elles n’excluent pas pour autant la thèse criminelle. C'est une distinction linguistique très importante, souligne cet ancien détective.
Le sergent d'état-major Rob McCamon affirme qu'une fois que les enquêteurs auront rassemblé toutes les informations nécessaires, ils prendront des décisions concernant toute activité criminelle qui pourrait être liée à cette affaire.
Avec des renseignements d’Aly Thomson et d’Angela MacIvor, de CBC


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