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Depuis plus de deux semaines, les Iraniens manifestent contre le régime autoritaire de la République islamique. Les protestations, initialement déclenchées par une crise économique, se sont transformées en un soulèvement national. Les forces de sécurité répriment durement les manifestations. Selon des militants, des centaines de manifestants auraient déjà été tués. Il s'agit des manifestations les plus violentes en Iran depuis des années.
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L'UE envisage de nouvelles sanctions contre l'Iran
L'Union européenne envisage de nouvelles sanctions contre l'Iran après les récentes manifestations durement réprimées par le pouvoir à Téhéran, a indiqué un porte-parole de l'UE."Nous sommes prêts à proposer de nouvelles sanctions, plus sévères, à la suite de la répression à l'encontre des manifestants", a déclaré Anouar El Anouni, porte-parole du service diplomatique de l'UE.
Les Iraniens cherchent les corps de leurs proches
Ces images montrent la cour du Centre de diagnostic et de laboratoire médico-légal de la province de Téhéran à Kahrizak, où des dizaines de corps dans des sacs mortuaires sont disposés à l'intention des familles. Selon des groupes de défense des droits humains, ces personnes ont été victimes de la répression brutale des manifestations par les autorités iraniennes. Au moins 192 manifestants ont été tués, a déclaré un groupe de défense des droits humains le ce dimanche, alors que les avertissements se multipliaient selon lesquels les autorités commettaient un « massacre » pour réprimer les manifestations.
Le Guide suprême iranien prévient Trump qu'il sera "renversé"
Dans un message publié sur X, le Guide suprême iranien Ali Khamenei s'en prend à Donald Trump :
Ce lundi, toujours sur X, le Guide suprême a indiqué : "Nos ennemis ne connaissent pas l’Iran. Par le passé, les États-Unis ont échoué à cause de leur mauvaise planification. Aujourd’hui encore, leurs manœuvres erronées les conduiront à l’échec".
La diplomatie iranienne dit qu'un canal de communication avec l'émissaire US est "ouvert"
Un canal de communication est "ouvert" entre l'Iran et l'émissaire américain pour le Moyen-Orient malgré d'absence de relations diplomatiques entre les deux pays ennemis, a déclaré le ministère iranien des Affaires étrangères."
Ce canal de communication entre notre ministre des Affaires étrangères (Abbas Araghchi) et l'émissaire spécial du président des Etats-Unis est ouvert", a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï, dans une déclaration retransmise par la télévision d'Etat, semblant faire référence à l'émissaire de Donald Trump pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff.
"Des messages sont échangés à chaque fois que c'est nécessaire", a-t-il dit, soulignant que les intérêts américains en Iran étaient représentés par l'ambassade de Suisse, en l'absence de relations diplomatiques entre Washington et Téhéran, rompues en 1980.
L'Iran "ne cherche pas la guerre"
L'Iran est tout à fait prêt à la guerre mais également à des négociations, a déclaré lundi le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, après des menaces de Donald Trump d'intervenir militairement pour secourir les manifestants.
"La République islamique d'Iran ne cherche pas la guerre, mais est tout à fait préparée pour la guerre", a déclaré le chef de la diplomatie lors d'une conférence des ambassadeurs étrangers à Téhéran diffusée par la télévision d'Etat.
"Nous sommes également prêts à des négociations, mais ces négociations doivent être équitables, avec des droits égaux et fondées sur le respect mutuel", a-t-il ajouté.
De son côté, le président américain a déclaré dimanche que les dirigeants iraniens avaient appelé samedi pour "négocier" après ses menaces d'opération militaire. "Une rencontre est en cours de préparation", a ajouté Donald Trump devant des journalistes à bord d'Air Force One.
La Chine appelle à la "paix", s'oppose aux "ingérences" étrangères
La Chine a appelé toutes les parties à la contestation en cours en Iran à oeuvrer au retour au calme et a dit s'opposer à toute ingérence étrangère dans les affaires iraniennes, y compris une intervention militaire américaine.
"Nous nous opposons toujours aux ingérences dans les affaires intérieures des autres pays", a déclaré une porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mao Ning, interrogée lors d'un point de presse régulier sur les propos du président américain Donald Trump parlant d'"options très fortes" étudiées par l'armée américaine en Iran.
"La Chine espère que le gouvernement et le peuple iraniens pourront surmonter les difficultés actuelles et maintenir la stabilité du pays", a-t-elle dit en appelant "toutes les parties à oeuvrer davantage en faveur de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient".
Le fils de l'ancien chah appelle les forces de sécurité à "rejoindre le peuple"
Le fils de l'ancien chah d'Iran et figure de l'opposition iranienne en exil aux États-Unis, Reza Pahlavi, a appelé dimanche les forces de sécurité iraniennes à "rejoindre le peuple". "Les employés des institutions publiques, ainsi que les membres des forces armées et de sécurité, ont un choix à faire : se tenir aux côtés du peuple et devenir des alliés de la nation, ou bien se rendre complices des meurtriers du peuple et porter la honte et la condamnation éternelles de la nation", a écrit Reza Pahlavi sur son compte X.S'adressant aux ressortissants iraniens "hors d'Iran", il a souligné que "toutes les ambassades et tous les consulats iraniens appartenaient au peuple iranien", appelant à "les orner du drapeau national de l'Iran", en référence au drapeau utilisé par l'ancienne monarchie iranienne renversée par la révolution islamique de 1979, à la place de celui de la République islamique.
De nouvelles sanctions européennes contre l'Iran ?
La cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Kaja Kallas, est disposée à proposer de nouvelles sanctions contre le régime iranien, a-t-elle confié au journal allemand Die Welt.
"L'UE a déjà adopté de lourdes sanctions contre l'Iran, en visant les responsables de violations des droits humains, l'extension de son programme nucléaire et en réponse au soutien du pays à la Russie dans sa guerre contre l'Ukraine. Je suis prête à proposer de nouvelles mesures en réaction à la répression brutale des manifestants" iraniens, a déclaré Mme Kallas.
Il s'agirait dans un premier temps de sanctionner (par une interdiction d'entrée sur le territoire et un gel des avoirs, par exemple) les responsables de ces violences, potentiellement des ministres.
Des dizaines voire des centaines de morts
Depuis plus de deux semaines, les Iraniens manifestent contre le régime autoritaire de la République islamique. Les protestations, initialement déclenchées par une crise économique, se sont transformées en un soulèvement national. Les forces de sécurité répriment durement les manifestations. Selon des militants, des centaines de manifestants auraient déjà été tués. Il s'agit des manifestations les plus violentes en Iran depuis des années. Elles ont déjà fait des dizaines voire des centaines de morts, d'après des décomptes d'ONG.
Bonjour, bienvenue dans ce direct consacré au mouvement de contestation en Iran.
Un canal de communication est "ouvert"
Un canal de communication est "ouvert" entre l'Iran et l'émissaire américain pour le Moyen-Orient malgré d'absence de relations diplomatiques entre les deux pays ennemis, a déclaré lundi le ministère iranien des Affaires étrangères.
"Ce canal de communication entre notre ministre des Affaires étrangères (Abbas Araghchi) et l'émissaire spécial du président des Etats-Unis est ouvert", a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï, dans une déclaration retransmise par la télévision d'Etat, semblant faire référence à l'émissaire de Donald Trump pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff. "Des messages sont échangés à chaque fois que c'est nécessaire", a-t-il dit.
Une rencontre "en cours de préparation"
Ce dimanche, à bord de son avion Air Force One, le président américain a estimé que Téhéran commençait à dépasser la ligne rouge qu'il avait fixée concernant les morts de protestataires lors de ce mouvement d'une ampleur inédite depuis trois ans, précisant que l'armée étudiait des "options très fortes".
L'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a déclaré dimanche avoir confirmé la mort d'au moins 192 manifestants, mais averti que le nombre réel de victimes pourrait être beaucoup plus lourd, dénonçant un "massacre" et un "crime (...) majeur contre le peuple iranien".
Peu après son nouveau coup de pression, Donald Trump a ajouté que Téhéran avait appelé samedi pour "négocier", et qu'une rencontre était "en cours de préparation". Il a cependant laissé planer la menace d'une action avant toute entrevue.
Manifestations en Iran : le gouvernement appelle à des contre-manifestations et décrète trois jours de deuilLe président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, avait auparavant affirmé que l'Iran riposterait à toute frappe américaine en ciblant des sites militaires et le transport maritime des Etats-Unis.
Déclenchée à Téhéran le 28 décembre par des commerçants furieux contre la cherté de la vie, la contestation s'est largement étendue et représente pour la République islamique l'un de ses plus grands défis depuis sa proclamation en 1979.
Les autorités ont imposé une coupure d'internet, en vigueur depuis plus de 84 heures, selon l'ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks.
L'IHR a aussi estimé à plus de 2.600 les manifestants arrêtés.
Le fils de l'ancien chah et figure de l'opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi, a exhorté sur les réseaux sociaux les forces armées et de sécurité à "se tenir aux côtés du peuple".
Manifestations en Iran : au moins 466 morts en deux semaines de contestation, selon l'ONG Iran Human Rights"Deuil national"
En fin de journée, le gouvernement a décrété trois jours de deuil national pour les "martyrs de la résistance", en référence notamment aux membres des forces de sécurité tués. Si les autorités disent comprendre les revendications économiques des manifestants, elles fustigent de plus en plus des "émeutiers" instrumentalisés selon elles par l'étranger, les Etats-Unis et Israël en tête.
Le président Massoud Pezeshkian a exhorté la population à participer lundi à une "marche de résistance" dans tout le pays, pour dénoncer les violences commises, selon lui, par des "criminels terroristes urbains".
La télévision d'Etat a diffusé des images de bâtiments en feu, dont une mosquée, ainsi que de cortèges funéraires d'agents des forces de l'ordre.
Dimanche, une vidéo largement partagée montrait de nouveau des manifestants se rassemblant dans le quartier de Pounak, à Téhéran, en scandant des slogans en faveur de la monarchie déchue.
La télévision d'Etat s'est efforcée de montrer une forme de retour au calme, diffusant des images d'une circulation fluide. Le gouverneur de Téhéran, Mohammad-Sadegh Motamedian, a affirmé à la télévision que "le nombre de manifestations (était) en baisse".
L'Iran visera l'armée et le transport maritime des Etats-Unis en cas d'attaqueDes images publiées sur les réseaux sociaux - probablement par des moyens satellitaires - avaient montré de grandes foules défilant dans la nuit de samedi à dimanche dans plusieurs villes iraniennes, notamment la capitale Téhéran et Machhad, dans l'est du pays.
Dans une autre vidéo authentifiée par l'AFP, on voit des dizaines de corps enveloppés dans des sacs noirs devant une morgue de la capitale, et ce qui semble être des Iraniens à la recherche de leurs proches disparus.
Le Centre pour les droits de l'homme en Iran (CHRI), dont le siège est à New York, a affirmé que les hôpitaux étaient "débordés" par l'afflux de manifestants blessés, et que les réserves de sang diminuent.
A Téhéran, un journaliste de l'AFP décrit une quasi-paralysie de la vie quotidienne.
"Le peuple ne devrait pas permettre aux émeutiers de déstabiliser la société" : le président iranien sur les manifestations qui ont fait 192 mortsDes manifestations de solidarité ont rassemblé des milliers de personnes dimanche à Paris, Londres ou Vienne, tandis qu'à Istanbul, la police turque a bloqué les manifestants devant le consulat iranien.
La mobilisation en Iran survient dans un pays affaibli par une guerre avec Israël en juin et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, ainsi que par les sanctions liées à son programme nucléaire rétablies en septembre par l'ONU.
(avec Belga et AFP)


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