Un carnet de notes, une trousse à stylos et un abonnement à ChatGPT. Dans le cartable des écoliers comme dans le sac à dos des étudiants, l’intelligence artificielle (IA) occupe une place toujours plus importante, bien que peu visible. Déjà largement adoptée par les jeunes eux-mêmes, elle s’installe aussi, un peu plus chaque année, dans le dispositif scolaire. Dans le canton de Vaud, un outil hors ligne baptisé «IA in the box» fait sa rentrée dans les classes du secondaire I. A Fribourg, le choix s’est porté sur les services de Microsoft: le chatbot Copilot est désormais à disposition des élèves de 12 à 15 ans au cycle d’orientation. Plus largement, la Conférence intercantonale de l’instruction publique et de la culture de la Suisse romande et du Tessin appelle à une éducation à l’IA encadrée, plutôt qu’à une utilisation autonome des élèves.
Pour mieux comprendre l’usage de l’IA par les jeunes, Le Temps s’est entretenu avec cinq utilisateurs et utilisatrices, dont l’âge varie entre 15 et 25 ans. Des entretiens en deux phases: une première fois à mi-parcours de l’année scolaire, une seconde avant les vacances estivales. Tous racontent que l’école concentre l’essentiel de leurs prompts: on s’y fait expliquer un cours, corriger une rédaction, ou simuler une interrogation à partir d’exercices envoyés par les enseignants.


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