NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Paraplégique depuis un grave accident de la route survenu il y a deux ans, le Nord-Côtier Raphaël Gagné refuse que sa nouvelle réalité définisse sa vie. Entre une détermination qui force l’admiration et les défis quotidiens liés à l’accessibilité dans la Manicouagan, il poursuit son chemin, un obstacle à la fois.
Deux années se sont écoulées depuis que la vie de Raphaël Gagné a basculé.
Le 2 juin 2024, un grave accident de la route à Québec l’a laissé paraplégique, lui faisant perdre l’usage de ses deux jambes. Depuis, le quotidien du Nord-Côtier est complètement différent, mais sa façon d’aborder la vie, elle, est demeurée la même, soit celle de regarder devant.
« On me demande parfois où je trouve cette force, mais je ne la trouve pas. Je la construis jour après jour », écrit-il dans un témoignage publié à l’occasion du deuxième anniversaire de son accident.
Pour celui qui était reconnu pour être actif et fonceur avant l’accident, renoncer n’a jamais été une option.
« Reculer n’a jamais été une option. Je m’accroche et je continue d’avancer. Je ne cherche pas à être plus fort que qui que ce soit. Je cherche seulement à être plus fort qu’hier », affirme-t-il.
Cette philosophie, Raphaël Gagné la met en pratique quotidiennement. Deux ans après son accident, il conduit de nouveau un véhicule adapté, continue de bricoler, travaille sur des projets mécaniques, va à la chasse et multiplie les activités avec sa conjointe, Karol-Anne Guimond, et leur famille.
« Ça ne me donnait rien de rester dans le passé. Penser à ce qui est arrivé ne changera rien », confie-t-il en entrevue au journal Le Manic.
Faute d’un accès adapté, Raphaël Gagné et sa conjointe, Karol-Anne Guimond, ont choisi de transformer leur véhicule en aire de pique-nique afin de profiter malgré tout d’une journée en famille. Photo Karol-Anne T-Guimond
Une autonomie qui a un prix
Retrouver une certaine autonomie ne signifie toutefois pas que les difficultés ont disparu.
Depuis plusieurs mois, Raphaël Gagné compose avec une aggravation de son état neurologique. Des douleurs constantes, des chocs électriques dans les bras, une perte de sensibilité et une fatigue grandissante l’obligeront d’ailleurs à subir une importante intervention chirurgicale à Québec le 23 juillet prochain.
Malgré ces douleurs, il continue de privilégier l’action. « Si je tombe, ce n’est pas ça qui fait de moi quelqu’un de faible. Rester à terre, oui. Alors je me relève », lance-t-il.
Cette volonté d’aller de l’avant est également soutenue par sa conjointe, Karol-Anne Guimond, présente depuis le premier jour. Ensemble, ils ont appris à adapter leur quotidien à une réalité qui demande souvent davantage de temps, d’énergie… et d’argent.
Certains traitements essentiels au maintien de son autonomie ne sont pas remboursés, tandis que plusieurs adaptations nécessaires à son mode de vie entraînent des coûts supplémentaires.
Raphaël Gagné et famille. Photo courtoisie
« Les gens sont extraordinaires »
Au-delà de son histoire personnelle, Raphaël Gagné souhaite aussi mettre en lumière un enjeu qu’il juge bien réel. Celui de l’accessibilité dans la Manicouagan. Il insiste d’abord sur la bienveillance des citoyens.
“ Il y a toujours quelqu’un qui va venir m’aider. Les gens sont vraiment courtois ”, raconte-t-il.
Selon lui, cette solidarité finit toutefois par masquer certaines lacunes. “ On oublie presque de dire qu’un endroit n’est pas accessible parce que quelqu’un finit toujours par nous aider. “
Parmi les difficultés qu’il rencontre le plus souvent figurent les cases de stationnement réservées aux personnes à mobilité réduite.
Bien qu’elles soient présentes, elles ne sont pas toujours assez larges pour permettre le déploiement sécuritaire de la rampe de son véhicule adapté.
“ Si quelqu’un stationne un peu trop près, je ne peux tout simplement plus sortir de ma camionnette. Je suis obligé de me stationner ailleurs, parfois très loin, ou de débarquer directement dans la voie de circulation ”, explique-t-il.
Selon Raphaël Gagné, la réalité est particulièrement exigeante en région, surtout durant une bonne partie de l’année.
Il compare régulièrement son expérience à celle vécue lors de ses nombreux séjours à Québec pour ses traitements.
“ Là-bas, les trottoirs sont déneigés, les déplacements sont pensés pour les personnes à mobilité réduite. Ici, parfois, il suffit d’un peu de pluie et de froid pour ne plus pouvoir sortir ”, ajoute-t-il.
Cette réalité contribue également à l’isolement de plusieurs personnes vivant avec un handicap, croit M Gagné.
“ Moi, je bouge beaucoup. Je sors énormément. Pourtant, je ne rencontre presque jamais d’autres personnes en fauteuil roulant ”.
Il souhaiterait voir davantage d’activités adaptées, de lieux accessibles et un transport mieux organisé pour favoriser la participation sociale des personnes à mobilité réduite.
Mécanicien de métier avant son accident, Raphaël Gagné continue de mettre son savoir-faire à profit, notamment en effectuant des réparations sur le véhicule de sa conjointe. Photo courtoisie
Continuer d’avancer
Malgré tout, Raphaël Gagné refuse que sa condition devienne le centre de sa vie. Il regarde déjà vers les prochains défis, qu’il s’agisse de sa chirurgie, de nouveaux projets ou simplement de continuer à profiter des moments du quotidien.
“ Les moments de doute ne définissent pas qui nous sommes. Ils font simplement partie du chemin ”, conclut-il.
Au moment de passer sous presse, la Ville de Baie-Comeau et la MRC de Manicouagan n’avaient pas répondu aux demandes d’information du Manic concernant les mesures et initiatives en matière d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.


1 week_ago
45



























.jpg)






French (CA)