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L’organisme almatois La Nichée inaugure un tout nouveau lieu de recueillement dédié aux parents qui ont vécu un deuil périnatal. Il est situé au cimetière Saint-Sacrement, sur le chemin du Pont-Taché Nord.
On y retrouve une pierre et un banc de marbre pour honorer la mémoire de ces bébés partis trop tôt. Un arbre a aussi été planté lors de la cérémonie d’inauguration. L’idée de cet espace de recueillement a germé lorsque l’équipe de La Nichée a constaté qu’il s’agissait d’un besoin exprimé par les parents.
Cette inauguration a lieu lors de la Journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal. En entrevue à l’émission C’est jamais pareil, la directrice générale de l’organisme qui vient en aide aux familles, Diane Tanguay, a mentionné qu’il y avait du travail à faire puisque ce type de deuil est encore tabou dans la société.
C’est un sujet méconnu. Je pense que les gens n’ont pas conscience de la peine des parents lorsque ça arrive dans un couple, dans une famille.
Pour elle, le deuil demeure bien présent peu importe si l’enfant a plus de 20 semaines de gestation ou moins, l’enfant existe, il a été désiré par les parents et souhaité, souvent il y a un nom, donc il existe.

Le dévoilement du lieu de recueillement pour le deuil périnatal s'est déroulé jeudi matin au cimetière Saint-Sacrement, à Alma.
Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis
Une soirée de partage sur le même sujet est aussi organisée jeudi soir au Centre culturel du Mont-Jacob dans l’arrondissement de Jonquière. Samedi, une marche de sensibilisation et de commémoration aura lieu à Chicoutimi. Elle sera suivie d’un panel de discussions à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).
Diane Tanguay milite pour qu’il y ait davantage de ressources pour ces parents endeuillés. Elle aimerait notamment que les congés soient mieux adaptés à ces situations dramatiques. Les congés parentaux sont très peu adaptés aux besoins des pères, ils sont presque inexistants. Et il y en a peu pour les femmes aussi, indique Mme Tanguay.


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