NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Les frustrations s’accentuent au sein de la Première Nation de Kashechewan, alors que l’évacuation de cette communauté enclavée du Nord de l’Ontario vient de commencer en raison du manque d’eau potable.
Aujourd’hui, la communauté crie d’environ 2 300 personnes, située le long de la côte de la baie James, affirme qu’elle ne peut pas fournir suffisamment d’eau en bouteille à ses habitants.
C’est à la suite de la défaillance de l’usine locale de traitement des eaux que les résidents de cette collectivité peinent à s’approvisionner en eau potable.
Lors d’un entretien avec Services aux Autochtones Canada (SAC) ce mardi, les chefs communautaires ont réclamé l’appui de l’armée pour orchestrer une évacuation massive vers le Nord-Est de l’Ontario, notamment vers Timmins et Kapuskasing.

La communauté de Kashechewan vient d’identifier environ 500 personnes vulnérables qui seront évacuées en priorité. (Photo d’archives)
Photo : CBC / Erik White
Tyson Wesley, directeur général de la Première Nation de Kashechewan, a indiqué que SAC avait affrété un petit appareil mardi après-midi pour évacuer les résidents les plus vulnérables.
La communauté a également réussi à mobiliser deux vols supplémentaires.
Nous sommes dans une impasse critique et la réponse actuelle est nettement insuffisante, déclare M. Wesley.
J'ai l'impression qu'on oublie qu'il s'agit d'enfants, d'êtres humains. Un membre de notre communauté l'a d'ailleurs crié : ''nous existons. Nous sommes des êtres humains et nous avons droit à l'eau potable''.
La ville de Timmins a accueilli une trentaine d’évacués de Kashechewan mercredi.
La maire, Michelle Boileau, précise que la Ville va prioriser les personnes nécessitant des soins urgents en raison de la proximité de l’Hôpital de Timmins et du district.
Nous en attendons d’autres, mais la majorité des évacués seront dirigés vers d’autres collectivités, dit-elle.
Accumulation de difficultés
Mercredi, un refoulement des eaux usées a contraint les équipes à évacuer la petite clinique locale; un incident survenu à la suite de problèmes avec l'usine de traitement de l'eau.
Selon M. Wesley, les patients, l'équipement et les médicaments doivent être transférés vers une école primaire voisine.
Nous faisons également face à une épidémie de grippe au sein de la communauté, nous sommes confrontés à une accumulation de difficultés simultanées, se désole-t-il.
Évacuations annuelles
Pour la Première Nation de Kashechewan, les évacuations massives printanières sont devenues une réalité quasi annuelle.
Établie sur une plaine inondable le long de la rivière Albany, la communauté est vulnérable aux crues lors de la débâcle.

Les menaces d’inondation ont assailli la Première Nation de Kashechewan pendant des années. (Photo d’archives)
Photo : La Presse canadienne
M. Wesley rappelle que les discussions avec le gouvernement fédéral pour relocaliser la communauté vers un site plus sûr, à 30 kilomètres au nord, remontent à l'époque de Paul Martin.
L’administration de Justin Trudeau visait une conclusion du projet d'ici 2029.
Nous avons été négligés et oubliés, et nos problèmes se sont aggravés au fil des ans; ce sont nos gens qui paient aujourd'hui le prix de l'inaction des gouvernements, déplore M. Wesley.
Il estime qu'il serait illogique d'investir dans une nouvelle usine de traitement de l'eau tant que le déménagement n'est pas assuré.
Services aux Autochtones Canada indique qu’il travaille en étroite collaboration avec les dirigeants de la Première Nation de Kashechewan pour répondre à l’état d'urgence déclaré dimanche dernier.
Concernant la relocalisation de la communauté, SAC mentionne dans un courriel à CBC qu’il a approuvé, le 4 décembre dernier, un montant d’environ 8,4 millions de dollars pour entreprendre des études de planification détaillées en vue de la relocalisation de la communauté.
La Première Nation a engagé une équipe de professionnels en matière d’infrastructure et d’urbanisme pour mener à bien de multiples activités, notamment la mobilisation de la communauté, la reconnaissance du site et l’analyse géotechnique, lit-on dans le courriel.
Avec les informations de Jonathan Migneault de CBC


5 month_ago
42



























.jpg)






French (CA)