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Les enjeux de sécurité à Winneway inquiètent le chef de la communauté et le ministre Ian Lafrenière. Les deux élus veulent y voir une plus grande présence policière, mais n’arrivent pas à s’entendre sur la façon de le faire.
Le chef de la communauté de la Première Nation de Long Point, Steeve Mathias, a réitéré sur nos ondes lundi sa requête de créer une desserte policière à Winneway.
Interpellé à réagir, le ministre de la Sécurité intérieure et ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit soutient que le processus n’est pas simple et qu’il y a notamment des enjeux de financement et de reconnaissance d’un statut de conseil de bande. Winneway n’est pas reconnu comme un territoire de bande, pourquoi? Parce que l’assise territoriale n’a jamais été réglée. Ça fait des années qu’on n’a pas réglé ça, indique Ian Lafrenière, confirmant que la Sûreté du Québec est responsable d’y envoyer des policiers.

La Sûreté du Québec et les policiers de la Première Nation de Timiskaming collaborent pour des interventions et des activités de sensibilisations au Témiscamingue. (Photo d’archives)
PHOTO: Radio-Canada / Bianca Sickini-Joly
Il rapporte que, depuis 2021, des discussions de développement et de collaboration sont en cours avec les Premières Nations de Timiskaming, de Kebaowek et de Long Point à Winneway, mais qu’elles achoppent avec Steeve Mathias.
On a tout essayé. Pour l’instant, c’est un non de son côté. Moi, ce que je donne comme message ce matin : les deux communautés voisines qui vont bien, on va commencer avec elles pour faire une régie de police. Dès que Winneway sera prêt, on va les embarquer à la même vitesse qu’on va, mais je ne peux pas l’imposer ça. Je ne peux pas le décider à sa place , répond Ian Lafrenière.
Il rappelle que la lutte au crime organisé demeure une priorité.
On a eu des fusillades, on a eu des gens qui ont été poignardés, il n’y a rien qui n’y a pas eu à Winneway. Il faut qu’on agisse. On le veut. Mais moi, je suis rendu devant un mur, où j’ai un chef qui me dit : pour l’instant, c’est non. Bon bien, les deux communautés voisines se sont ajustées en disant : on veut bien, on met de l’argent, de l’énergie, mais il y a une limite aussi, résume Ian Lafrenière.


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