Au lendemain du vote des adhérents LR sur le mode de désignation du candidat du parti à la prochaine présidentielle, le débat reste loin d'être tranché. Si 73% des votants se sont prononcés en faveur d'une candidature de Bruno Retailleau, le président des Républicains doit encore franchir bien des étapes avant de se retrouver effectivement sur la ligne de départ de la course à l'Élysée.
C'était un résultat attendu mais nécessaire pour Bruno Retailleau. Un an après son élection à la tête des Républicains, l'ancien ministre de l'Intérieur relance sa dynamique, légitime sa candidature et peut désormais compter sur les moyens du parti pour financer la campagne à venir.
Incarner le seul adversaire possible à Édouard Philippe
Mais concrètement, le Vendéen sait que rien n'est fait. D'abord parce qu'aucun des poids lourds de la droite ne lui fera de cadeau. Pour David Lisnard, le parti reste dans une situation d'impasse électorale. Le maire de Meaux, Jean-François Copé, s'est empressé de désapprouver la méthode choisie pour désigner le candidat LR.
Quant à Laurent Wauquiez, il n'exclut pas de se présenter malgré tout. Ce week-end, rien n'a changé, explique son entourage, pour qui n'importe quelle primaire qui dépassera le cadre du parti reste ouverte à tous.
Alors pour le patron des Républicains, une solution demeure pour ceux qui seront au-dessus de la mêlée, selon ses proches : incarner le seul adversaire possible à Édouard Philippe, pour l'instant en tête parmi les candidatures de la droite et du centre dans les sondages, en refusant par exemple une primaire élargie si le maire du Havre choisit de ne pas y participer.


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