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Témoins des explosions à Puerto Vallarta, trois Néo-Brunswickois habitués de la région disent se sentir en sécurité, malgré les turbulences actuelles dans l’État de Jalisco, au Mexique.
Les résidents de la ville portuaire très touristique ont été invités à rester confinés, dimanche, compte tenu des violences ayant suivi l'opération menée contre le chef du cartel Jalisco New Generation, Nemesio Rubén Oseguera Cervantes, alias El Mencho.
Jeanne d’Arc Gaudet, originaire de Moncton, passe ses hivers à Puerto Vallarta avec son conjoint depuis 20 ans. Leur condo de location est en plein centre-ville. Elle regardait la finale du tournoi olympique de hockey Canada-États-Unis à la télévision quand quelque chose à l'extérieur de sa demeure a capté son attention, dimanche.
Je voyais de la fumée et des feux un peu partout , relate-t-elle. Il y a des voitures qui ont brûlé peut-être à 100 pieds d'ici.

Une résidente de Moncton a pris cette photo à Puerto Vallarta, Mexique, 22 février 2026.
Photo : Gracieuseté : Jeanne d'Arc Gaudet
Tout comme dans les hôtels, les autorités ont demandé aux résidents de la ville de ne pas sortir dans les rues dimanche, jusqu’à ce que la situation se calme.
C'était complètement arrêté, Il n'y avait pas de voiture, il n'y avait pas de bus, rien. Les gens étaient chez eux, on était confinés, raconte Jeanne d'Arc Gaudet. C'était très tendu [dimanche].
Christian Paquet de Shediac est dans sa résidence secondaire à Puerto Vallarta avec sa conjointe depuis octobre. Il observe la même chose.
C’est vraiment inhabituel. Hier matin surtout, c’était des feux, des feux, des feux, partout, relate-t-il. Il y a eu beaucoup d'explosions d’auto [...] jusqu'à peu près 13 h, ça n'arrêtait pas.

Cette photo a été prise par le Néo-Écossais Paul Sheldon Fougere, le 22 février 2026, dans une rue de Puerto Vallarta.
Photo : Gracieuseté : Paul Sheldon Fougere
Rose Mallais, de Dalhousie, a pour sa part acheté un condo il y a trois ans à environ cinq minutes de l'aéroport international de Puerto Vallarta. Elle a vu un feu dans son secteur et beaucoup de fumée à l’horizon.
On a reçu l'ordre de la maire de ne pas sortir. On n'est pas sortis, résume-t-elle. Honnêtement, c'était énervant, mais on est en sécurité.
Un lundi sans chaos
Christian Paquet relate que les violences se sont atténuées en fin d'après-midi dimanche, et que la nuit a été très tranquille. Lundi matin, l’heure était au nettoyage.
Ils avertissent le monde de rester à l'intérieur parce qu’il y a tellement de débris [que les autorités doivent ramasser] , raconte Christian Paquet. La rue est redevenue normale, les piétons ont recommencé à marcher.

Une rue de Puerto Vallarta où le calme règne prise en photo par Christian Paquet.
Photo : Gracieuseté : Christian Paquet
Rose Mallais indique que le trafic a aussi repris près de l’aéroport, bien que les autobus et les taxis ne circulaient pas encore vers midi lundi. L’épicerie près de chez elle ouverte. Nous autres, on ne sort pas : on ne veut pas prendre de chance, note-t-elle.
Jeanne d’Arc Gaudet observe pour sa part une grande quantité de fumée restante dans l’air. On a toutes les fenêtres fermées parce que la qualité n'est vraiment pas bonne, dit-elle.
Dans les demeures, l'électricité, l’eau courante et l'Internet fonctionnent bien. Christian Paquet dit que le gouvernement mexicain envoie aussi des mises à jour constantes et qu’il a l’intention de continuer à suivre les consignes, tant locales que canadiennes.
Un sentiment de sécurité, malgré tout
Les Néo-Brunswickois interviewés s’entendent sur deux choses : il se sentent bel et bien en sécurité actuellement au Mexique et n’ont pas l’intention de revenir au pays plus tôt.
Les Mexicains sont super gentils. Jamais, jamais on s’est senti qu'on n'était pas en sécurité, dit Rose Mallais.
Jeanne d'Arc Gaudet n’a non plus l’intention de partir, sauf si une guerre éclate et qu’elle sent sa vie en danger. On est chez nous ici. On vit avec les gens, insiste-t-elle.

Un hélicoptère des forces de l'ordre mexicaines patrouille dans le ciel de Puerto Vallarta, le 22 février 2026.
Photo : Gracieuseté : Jeanne d'Arc Gaudet
Jeanne d'Arc Gaudet croit que les choses vont bientôt revenir à la normale, en grande partie, avance-t-elle, parce que les cartels n’ont rien à gagner d’un chaos à long terme.
Christian Paquet a une lecture similaire. C’était vraiment une guerre entre cartels et les forces, avance-t-il. Puerto Vallarta, c’est notre place de rêve et ça va le rester.
Parallèlement, la ministre des Affaires étrangères Anita Anand a indiqué en conférence de presse lundi après-midi que plus de 26 000 Canadiens étaient actuellement au Mexique. Deux d'entre eux ont été légèrement blessés depuis dimanche.
Ottawa a conseillé aux Canadiens d’éviter les voyages non essentiels dans certaines zones au Mexique. On demande de faire preuve d'une grande prudence pour les déplacements dans l'État de Jalisco.
Avec des renseignements de Margaud Castadère


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