NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Un nouvel essai clinique démontre que les vaccins à ARN messager personnalisés contre des cancers de la peau à haut risque réduisent le risque de récidive et de décès de près de 50% sur cinq ans, en comparaison avec le traitement standard seul. C'est une annonce de Moderna et Merck, les deux industriels pharmaceutiques qui collaborent sur ce projet, relayée par le média en ligne Ars Technica.
Le communiqué de presse, publié ce 20 janvier 2026, ne rapporte pour l'instant que les résultats principaux. Ceux-ci concordent néanmoins avec les analyses plus détaillées sur les phases de test précédentes, qui examinaient les taux de récidive et de décès à des moments plus précoces, deux et trois ans après le traitement. Plus de données sur cette nouvelle phase expérimentale –la deuxième– paraîtront bientôt. La troisième phase, dernière étape avant la commercialisation, est elle aussi lancée.
Abonnez-vous gratuitement à la newsletter de Slate !Les articles sont sélectionnés pour vous, en fonction de vos centres d’intérêt, tous les jours dans votre boîte mail.
La phase 2 en question comportait 157 patients atteints d'un mélanome, un cancer de la peau, de stade 3 ou 4, pour qui le risque de récidive après leur ablation chirurgicale est élevé. Pour eux, le traitement standard est l'immunothérapie, avec le Keytruda de la marque Merck. Ce médicament active les cellules immunitaires, en particulier les lymphocytes T, pour qu'elles détruisent les cellules cancéreuses. Les lymphocytes T sont déjà censés le faire, mais dans certains cas, les cellules cancéreuses peuvent se lier à leurs récepteurs et ainsi les neutraliser. Le Keytruda veille donc à bloquer l'accès à ces récepteurs et permet aux lymphocytes T de faire leur travail.
Des effets secondaires bénins
L'expérience compare ainsi l'efficacité du vaccin en complément du Keytruda à un traitement similaire mais sans vaccin. Les 157 patients ont tous pris du Keytruda et deux tiers ont également reçu un vaccin à ARN messager. Chaque vaccin était personnalisé pour convenir spécifiquement au mélanome de chaque patient, portant les instructions génétiques pour produire jusqu'à 34 marqueurs de leurs cellules cancéreuses. À l'intérieur du corps, les cellules saines reproduisent ces marqueurs et les utilisent pour entraîner les lymphocytes T à identifier et attaquer les cellules cancéreuses: c'est le principe du vaccin.
Au bout de deux ans, 24 des 107 patients ayant reçu le vaccin expérimental en plus du traitement sont morts ou ont souffert d'une récidive, soit 22%. C'est presque le double pour le groupe qui s'est contenté du simple traitement, chez qui il y a eu 20 décès ou récidives sur 50 patients, c'est-à-dire 40%. Cela donne donc une réduction de risque de 44% pour le vaccin anticancer. Ce chiffre est passé à 49% au bout de trois ans. Même chose au bout de cinq ans, comme l'indique le communiqué de cette semaine, sans donner les détails parmi les deux groupes.
Les effets secondaires restent par ailleurs faibles et contrôlés. Moderna et Merck notent les mêmes observations que sur les phases précédentes, à savoir que les effets secondaires les plus fréquents liés aux vaccins sont la fatigue, des douleurs à l'endroit de la piqure ainsi que des frissons.
Ces résultats «illustrent le potentiel d'un bénéfice prolongé» pour ce vaccin contre le cancer de la peau «lorsqu'il est combiné au Keytruda», s'enthousiasme Kyle Holen, vice-président de Moderna. Ils «montrent également le potentiel de l'ARN messager pour lutter contre le cancer», ajoute-t-il en précisant que son entreprise réalise en ce moment huit autre essais cliniques en phases 2 ou 3 pour des vaccins contre d'autres cancers, notamment du poumon, de la vessie ou encore du rein.
Si les résultats principaux semblent prometteurs, aucune conclusion ne peut être tirée avant la publication complète des données de l'essai, note Ars Technica. Mais le plus grand obstacle sur la route des vaccins contre le cancer à ARN messager sera bien plus politique que technique. Le célèbre secrétaire de la Santé américain Robert F. Kennedy Jr. est un fervent antivax qui multiplie les mensonges sur leur sécurité et leur efficacité. En août 2025, «RFK Jr.» a unilatéralement annulé une subvention de 500 millions de dollars (421 millions d'euros environ) destinée au développement de vaccins à ARN messager.





























.jpg)






French (CA)