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En Zambie, quelque 1,3 million de personnes dépendent d'un traitement quotidien contre le VIH fourni dans le cadre du Plan présidentiel américain d'aide d'urgence à la lutte contre le sida (PEPFAR), mis en place il y a plusieurs décennies, ainsi que de médicaments contre la tuberculose et le paludisme. Chaque année, des dizaines de milliers de vies sont sauvées en Zambie. Mais l'administration Trump envisage de «réduire considérablement l'aide» dès le mois de mai, afin d'accroître la pression sur la Zambie, révèle une note préparée par le personnel du Bureau Afrique destinée au secrétaire d'État Marco Rubio.
«Nous ne pourrons garantir nos priorités qu'en démontrant notre volonté de retirer publiquement notre soutien à la Zambie à grande échelle», indique cette note. Une copie de celle-ci a été obtenue par le New York Times. Dans un article, le média américain revient sur les détails de la stratégie américaine.
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À la suite de la réduction massive de l'aide étrangère décidée l'année dernière par l'administration Trump, le Département d'État a incité les pays à signer de nouveaux accords dans lesquels ils s'engagent à respecter certaines conditions pour bénéficier des fonds américains. Ils sont vingt-quatre à ce jour à avoir signé ce type d'accords, ce qui représente au total 20 milliards de dollars d'aide sanitaire sur cinq ans (17,3 milliards d'euros). Dans la plupart des cas, la principale exigence imposée au pays bénéficiaire est que son gouvernement s'engage à augmenter ses propres dépenses de santé.
Du cuivre, du lithium et du cobalt
Contrairement aux autres accords, qui se limitent au financement de programmes de santé, les États-Unis tentent de négocier un autre point avec la Zambie. Ce dernier est l'un des principaux producteurs mondiaux de cuivre et dispose également d'importantes réserves de minerais, comme le lithium et le cobalt, ce qui intéresse tout particulièrement les États-Unis.
Si les termes de l'accord n'ont pas encore été rendus publics, le New York Times indique que les États-Unis proposent d'accorder à la Zambie 1 milliard de dollars (869 millions d'euros) de financement pour la santé sur cinq ans, si le pays africain s'engage à consacrer 340 millions de dollars (295 millions d'euros) à de nouvelles dépenses de santé de son propre chef. Ce montant représente moins de la moitié de l'aide à la santé dont bénéficiait la Zambie avant l'arrivée au pouvoir de l'administration Trump.
Le deuxième volet porte sur les mesures qui permettraient aux entreprises américaines d'accéder plus facilement aux vastes gisements minéraux de la Zambie et, par conséquent, de mettre fin à ce que les États-Unis considèrent comme un accès préférentiel de la Chine aux mines zambiennes.
Le troisième point concerne la renégociation d'un contrat avec la Millennium Challenge Corporation, une agence américaine d'aide au développement spécialisée dans la gouvernance économique. Le contrat initial, signé en 2024, accordait à la Zambie une subvention de 458 millions de dollars (398 millions d'euros) destinée à soutenir son secteur agricole. L'administration Trump souhaite le restructurer afin d'imposer des changements réglementaires dans le secteur minier et d'autres industries.
Si l'on en croit la note américaine, la Zambie devra accepter ces trois conditions d'ici mai afin de conserver une partie de l'aide sanitaire qu'elle reçoit actuellement par l'intermédiaire du PEPFAR.





























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