NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.
Des militants environnementaux du Nord dénoncent la décision du premier ministre Mark Carney de repousser l’atteinte des cibles climatiques, qui négligeait les réalités immédiates auxquelles font face les Territoires du Nord-Ouest.
La premier ministre a déclaré la semaine dernière dans une vidéo (nouvelle fenêtre) que son gouvernement accordera la priorité à l’unité nationale et à l’abordabilité économique, plutôt qu’aux cibles à court terme entourant la réduction des gaz à effet de serre (GES).
On ne peut plus se permettre de freiner le développement d’une partie importante de notre bouquet énergétique, le gaz et le pétrole, pour atteindre un objectif à court terme, y déclare-t-il.
À côté de la plaque
Dawn Tremblay, directrice générale de Ecology North, un organisme environnemental basé à Yellowknife, aux Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.), affirme s'être sentie embarrassée, découragée et triste en entendant les commentaires du premier ministre.
Selon elle, ce dernier est passé à côté de la plaque en négligeant l’urgence d’un plan d’action climatique.

Dawn Tremblay est la directrice générale de l'organisme Ecology North, dont la mission est d'appuyer des prises de décision environnementales éclairées à travers le Nord.
Photo : Radio-Canada / Julie Plourde
Au moment ou je vous parle, nous accueillons nos voisins évacués de Fort Simpson, et que nos voisins de Fort Smith accueillent des gens de Wrigley, fait-elle valoir.
Les feux de forêt qui ont forcé l’évacuation des deux communautés ont notamment été alimentés par des chaleurs extrêmes dans le sud du territoire au début de l’été.
Au moment où je vous parle, je suis assise à côté d’un ventilateur, alors que nous sortons d'une canicule qui a commencé à la fin juin, ajoute Mme Tremblay.
Selon Courtney Howard, médecin de Yellowknife et présidente de L’Alliance mondiale pour le climat et la santé, le fait de repousser ainsi l'atteinte des objectifs de réduction des émissions de GES aggrave les risques pour la santé liés aux changements climatiques.

Courtney Howard, médecin urgentologue de Yellowknife, est présidente de L’Alliance mondiale pour le climat et la santé. Elle s'est notamment lancée dans la course à la chefferie du Parti vert du Canada en 2020.
Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio
Sans réduction des émissions de GES, adapter les infrastructures publiques et les systèmes de soins de santé aux nouvelles réalités climatiques sera beaucoup trop coûteux, croit-elle.
Nous ne serons tout simplement pas capables de dépenser suffisamment d’argent pour indemniser tous les gens qui seront évacués à cause des feux de forêt, dit la Dre Howard.
Ni pour toutes les inondations qui vont détruire les routes que les gens doivent emprunter pour obtenir des soins.
D'anciens objectifs ambitieux
Steven Nitah, vice-président exécutif de Nature for Justice, une organisation mondiale à but non lucratif pour la justice sociale et l’environnement affirme que les objectifs de réduction des émissions de GES de l'ancien premier ministre Justin Trudeau ont toujours été ambitieux.
L’ancien chef de la Première Nation Łutsël K'é, aux T.N.-O., ajoute que les récentes déclarations de Mark Carney ne l’ont pas surpris.

Steven Nitah, de l'organisation à but non lucratif Nature for Justice, est un leader dans le domaine de la conservation menée par les Autochtones.
Photo : Sheldon Alberts/Conservation through Reconciliation Partnership
Notre économie est fondée sur les ressources, sur l’extraction des ressources et l’exportation, et le monde a besoin de nos ressources, dit-il.
M. Nitah reconnaît que plusieurs communautés autochtones ne veulent pas d’une croissance de l’industrie des combustibles fossiles, mais il souligne que les objectifs de Mark Carney pourraient bénéficier aux entreprises autochtones qui ont été historiquement exclues des discussions sur l’énergie.
Il ajoute toutefois que le succès à long terme des investissements en combustibles fossiles demeure incertain, initialement avec la croissance continue des énergies renouvelables.
Bien sûr, nous pouvons dire que nous allons construire un pipeline, et transporter le sable bitumineux vers les ports, dit-il, en référence au projet d'oléoduc vers la Colombie-Britannique proposé par Ottawa.
Cela va prendre cinq ans. Y aura-t-il toujours un marché dans cinq ans?
Selon lui, si le Canada veut devenir une superpuissance énergétique, il devra également s'efforcer de devenir une puissance mondiale en matière de conservation de la nature.
Avec les informations de Yumna Iftikhar


2 day_ago
29






















.jpg)






French (CA)