Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Des syndiqués sèment la peur dans un centre d’appels : le syndicalisme québécois doit répondre de ses dérapages

4 day_ago 19

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Un événement particulièrement troublant survenu le 8 juillet dernier à la Place Bonaventure vient seulement de refaire surface dans les médias. Une centaine de manifestants liés au conflit de travail chez Metro auraient fait irruption dans les bureaux d’un centre d’appels, provoquant une scène de désordre et de panique parmi les employés présents.

Selon les informations rapportées par Francis Halin dans le Journal de Montréal, IO Solutions, qui compte Metro parmi ses clients, accuse des membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses des épiciers unis Metro-Richelieu, de la Fédération du commerce-CSN et de la Confédération des syndicats nationaux d’avoir commis des « gestes illégaux graves » dans ses locaux du centre-ville de Montréal. Ces allégations sont contenues dans une procédure judiciaire ayant mené à l’obtention d’une ordonnance d’injonction.

Pendant leur passage d’environ trente minutes, les manifestants auraient bousculé ou agressé physiquement un gardien de sécurité, renversé du mobilier, débranché des ordinateurs, brisé du matériel et sectionné certains câbles. Un grand seau d’eau aurait également été renversé dans les bureaux.

Les conséquences humaines alléguées sont encore plus préoccupantes. Des employés auraient éclaté en sanglots. Une travailleuse aurait perdu connaissance à la suite d’une crise de panique, nécessitant l’intervention des ambulanciers. Une autre affirme s’être mise à trembler devant ce qu’elle décrit comme une situation « très anarchique ». La police a été appelée sur les lieux et Metro affirme qu’une enquête est en cours. Le syndicat, sollicité par le Journal, a refusé de commenter.

Ces faits demeurent pour l’instant des allégations présentées dans le cadre d’une procédure judiciaire. Ils devront être évalués par les tribunaux et, le cas échéant, par les autorités policières. Mais la gravité de ce qui est décrit ne peut être évacuée sous prétexte qu’un conflit de travail était en cours.

Une manifestation qui aurait franchi toutes les limites

Il existe une différence fondamentale entre manifester devant une entreprise, distribuer des tracts, brandir des pancartes et pénétrer en groupe dans un lieu de travail pour interrompre ses activités.

Le droit de manifester n’est pas un droit d’envahir. Le droit de grève n’est pas un droit de détruire. La colère contre la sous-traitance ne justifie pas d’intimider des employés qui ne participent pas directement au conflit.

Les travailleurs d’IO Solutions ne sont pas les dirigeants de Metro. Ils ne négocient pas la convention collective. Ils n’ont pas déterminé les salaires, les conditions de travail ou le plan de contingence de l’épicier. Ils se seraient pourtant retrouvés devant une centaine de personnes faisant irruption dans leur environnement de travail, avec les conséquences psychologiques que l’on peut imaginer.

Le fait que des pancartes aient présenté IO Solutions comme une entreprise employant des « scabs » n’accordait aucun pouvoir particulier aux manifestants. Même lorsqu’une organisation estime qu’une entreprise participe au contournement d’une grève, elle doit recourir aux tribunaux, aux mécanismes prévus par le Code du travail et au débat public. Elle ne peut se constituer elle-même en police syndicale, entrer dans les bureaux et décider de la peine à imposer.

Le 15 juillet, la Cour supérieure a d’ailleurs rendu une ordonnance à l’égard d’IO Solutions et du syndicat. Le site du syndicat lui-même confirme l’existence de cette injonction, initialement valide jusqu’au 24 juillet. D’autres ordonnances judiciaires avaient déjà été prononcées dans le contexte du même conflit, notamment à l’égard de fournisseurs de Metro, pour interdire l’obstruction, la violence, le vandalisme et les entraves aux activités.

Il ne semble donc pas s’agir d’un conflit demeuré sagement limité à la table de négociation.

Un conflit qui s’étend depuis près de quatre mois

Les quelque 550 employés syndiqués du centre de distribution de fruits et légumes de Metro à Laval, du transport et du siège social sont en grève depuis le 30 mars. Leur convention collective est échue depuis septembre 2025 et les membres avaient adopté à 97 % un mandat pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. Le 18 juin, ils ont rejeté à 95 % une offre de l’employeur, sur recommandation du syndicat.

La CSN soutient que Metro dispose largement des moyens financiers nécessaires pour améliorer ses propositions. Elle invoque la croissance du chiffre d’affaires et des profits de l’entreprise, tout en accusant celle-ci de recourir à un plan de contingence afin de contourner l’esprit des dispositions anti-briseurs de grève.

Metro présente une version opposée. L’entreprise affirme avoir offert des augmentations importantes et considère que les demandes syndicales ne correspondent ni au marché du travail ni à la réalité concurrentielle du secteur. Elle estime également que le conflit, combiné aux coûts de son plan de contingence et à la diminution de certaines ventes, fera reculer son bénéfice net ajusté par action au troisième trimestre.

Cette divergence appartient au domaine normal des relations de travail. Les syndicats ont le droit de revendiquer une meilleure rémunération. Metro a le droit de défendre la viabilité de ses activités et de contester les demandes qu’elle considère excessives.

Mais aucun désaccord économique ne transforme l’intimidation, le vandalisme ou l’intrusion dans un lieu de travail en moyens de pression acceptables.

Une culture de l’affrontement devenue contre-productive

Cet événement survient dans un contexte où la crédibilité des grandes centrales est déjà sérieusement ébranlée.

Depuis plusieurs années, une partie du mouvement syndical québécois semble avoir adopté une conception presque illimitée de son propre mandat. Les centrales ne se voient plus seulement comme des organisations chargées de défendre les salaires, les horaires, la sécurité et les avantages sociaux de leurs membres. Elles prétendent intervenir dans pratiquement tous les débats politiques, économiques et sociaux.

Magali Picard a résumé cette conception en affirmant que les syndicats devaient défendre non seulement le revenu d’emploi, mais aussi un vaste « revenu social » englobant les services publics, les garderies, les retraites, l’assurance-emploi et plusieurs autres politiques gouvernementales.

Cette vision permet aux dirigeants syndicaux de se présenter comme les représentants naturels de l’ensemble des travailleurs, voire de toute la population. Pourtant, les membres des syndicats ne constituent pas un bloc politique homogène. Ils n’ont pas tous les mêmes opinions sur l’économie, l’énergie, la fiscalité, la laïcité ou l’immigration. Une centrale ne peut obtenir un mandat démocratique universel simplement parce qu’elle perçoit des cotisations obligatoires.

Cette inflation du mandat syndical s’accompagne trop souvent d’une inflation des moyens employés. Les citoyens ont subi des grèves paralysant les écoles, les transports, les ports, les services postaux et les services municipaux. Des infrastructures publiques ont été couvertes de matériel syndical. Des événements populaires ont été ciblés précisément parce que leur perturbation maximisait les dommages causés à la population.

À Montréal, la Société de transport a récemment évalué à environ 100 000 $ le coût du nettoyage de milliers d’autocollants syndicaux apposés dans ses autobus, ses voitures de métro et ses installations. Là encore, le vandalisme est présenté comme une simple extension de la mobilisation.

Lors de la manifestation du 1er mai, une guillotine avait même été utilisée pour simuler la décapitation du ministre du Travail Jean Boulet. Le symbole avait été traité comme une provocation théâtrale, comme si la mise en scène de l’exécution d’un adversaire politique devenait anodine dès lors qu’elle était produite par des militants syndicaux.

Pris séparément, chacun de ces épisodes peut être présenté comme un incident isolé, une maladresse ou un excès commis par quelques individus. Mais leur accumulation révèle un problème plus profond : une culture politique dans laquelle la légitimité supposée de la cause sert trop facilement à excuser l’illégitimité des moyens.

Une rupture de confiance qui s’aggrave

Le syndicalisme a joué un rôle historique important dans l’amélioration des conditions de travail et conserve une fonction légitime lorsqu’il protège les travailleurs et négocie de meilleures conditions. Mais cet héritage ne constitue pas un permis d’intimider.

Un syndicat n’est pas une autorité publique : ses représentants n’ont aucun pouvoir de sanction ou d’occupation, et une mobilisation ne remplace pas l’État de droit. C’est ce que les grandes centrales doivent reconnaître si elles veulent regagner la confiance du public, en condamnant clairement les dérapages et en assumant leurs responsabilités.

La perte de crédibilité ne vient pas seulement du discours ambiant, mais de ce que la population observe : des moyens de pression qui débordent et des gestes qui dépassent les limites acceptables. Les travailleurs ont le droit de se battre pour leurs conditions, mais d’autres ont aussi le droit de travailler sans intimidation.

Si les allégations liées aux événements du 8 juillet sont confirmées, il ne s’agira pas d’une simple manifestation ayant mal tourné, mais d’un franchissement clair de la ligne entre action syndicale et intimidation.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway