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Les habitants d’une municipalité située du sud-ouest de Calgary sont sous le choc après avoir appris que le groupe suprémaciste blanc Second Sons Canada a organisé sa deuxième réunion annuelle dans les environs au début du mois de juillet. Les membres du groupe ont participé à des exercices de type militaire dans un centre communautaire géré par des bénévoles.
À l’aide d’indices tirés de vidéos publiées par le groupe sur ses réseaux sociaux, une équipe d'enquête de CBC a pu établir où se trouvait le lieu du rassemblement, situé à environ 70 kilomètres au sud-ouest de Calgary, près du hameau de Millarville.
Les participants portaient des t-shirts arborant le slogan old stock enforcer, avec deux épées croisées derrière un masque de gardien de but.
Quand ils parlent d’old stock, ils font référence aux personnes blanches d’origine européenne, explique Evan Balgord, directeur exécutif du Réseau canadien contre la haine.
Dans une déclaration écrite, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a indiqué qu’elle ne confirmerait ou n'infirmerait pas l’existence d’enquêtes, tout en spécifiant qu’elle était au courant de l’existence des Second Sons.
Elle a ajouté qu’elle n’enquêt[ait] pas sur les mouvements ou les idéologies, se concentrant plutôt sur les activités criminelles menées par des individus ou des groupes.
La GRC a toutefois précisé qu’elle surveill[ait] activement la recrudescence des crimes et incidents motivés par la haine à travers le pays.
Des résidents sous le choc
Les habitants de Millarville rencontrés ont mentionné qu’ils ignoraient que le rassemblement des Second Sons avait eu lieu. Ils se disent préoccupés par la présence d’un tel groupe au sein de leur communauté.
Leanna Bridgeman, gérante du café local Miss Marple’s, s’est dite absolument sous le choc qu’une telle chose puisse se produire ici, qualifiant cet événement d'inquiétant.
Ma première réaction : ça me fait peur, a souligné Lou Kuiack, un habitant de la région de Millarville. Je ne pensais pas que ça arriverait dans notre petite ville, juste à côté de chez nous.
Les gens d'ici sont plutôt tolérants, mais je pense qu'ils seraient tout de même assez choqués de voir une telle chose se produire, a déclaré Tim Babey, propriétaire du Millarville General Store.

Les membres de Second Sons Canada se tiennent devant le centre communautaire Square Butte Hall, près de Millarville.
Photo : Second Sons Canada/Telegram
En septembre dernier, des journalistes de CBC ont retracé une réunion similaire dans le Sud de l’Ontario. La salle avait alors déclaré que si le personnel avait su que Second Sons était à l’origine de la réservation, cette dernière n’aurait pas été approuvée.
La réservation de salles communautaires sous de faux prétextes est courante chez les mouvements nationalistes blancs, car la plupart des lieux refuseraient d’accueillir leurs événements, explique M. Balgord, du Réseau canadien contre la haine.
Second Sons Canada n’a pas répondu à nos demandes de commentaires.
D’après un reportage (nouvelle fenêtre) de Christian Paas-Lang, de Brendan Coulter et de Jordan Pearson


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