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Des citoyens s’organisent pour s’opposer à un projet de construction de 108 logements à Memramcook. Le conseil municipal croit que ce développement pourrait répondre aux besoins de la ville.
Ce projet immobilier situé au 262 rue Centrale à Memramcook prévoit la construction sur 5 à 10 ans de plusieurs édifices, selon la conseillère municipale, Mariane Cullen.
Le promoteur immobilier souhaite y implanter progressivement un bâtiment de huit logements pour les 50 ans et plus, un autre de 12 appartements, des maisons en rangée de quatre appartements et des duplex.
Pour que le projet aille de l’avant, le conseil municipal doit encore autoriser un changement de zonage du secteur, mais plusieurs résidents de la municipalité s’y opposent.
Conrad LeBlanc a lancé il y a trois jours une pétition en ligne contre le rezonage et le projet immobilier. Depuis, plus de 550 personnes l’ont signé.
Il est l’un des deux agriculteurs qui ont des exploitations situées à proximité du projet. L’homme croit que le projet a été adopté en première et deuxième lecture trop rapidement. Il estime qu’il reste des questions encore en suspens.

Conrad LeBlanc est l'instigateur de la pétition en ligne contre le projet immobilier qui a récolté plus de 500 signatures en trois jours.
Photo : Radio-Canada / Nouemsi Njiké
L’agriculteur a des inquiétudes concernant les égouts et l’eau. Conrad LeBlanc souligne que l’été passé, la municipalité a souffert de la sécheresse.
La conseillère Mariane Cullen reconnaît qu’il manque encore des réponses de notre ingénieur. Les inquiétudes, entre autres, c’est les quantités d’eau dans les puits municipaux, est-ce qu’on va pouvoir subvenir aux besoins et la capacité de nos infrastructures au niveau des égouts, explique-t-elle.
Ça touche un nerf à l’identité collective
Justin Gaudet, dont l’exploitation se situe également à proximité du projet, exprime lui aussi des craintes.
Selon lui, ce développement ne correspond pas à l’identité de la communauté.
Ce développement qui se passe dans un milieu rural agricole, ça touche un nerf à l’identité collective qu’on a dans notre communauté comme citoyen d’un village.
Beaucoup de gens à qui on a parlé depuis la dernière rencontre, pour eux, vivre ici à Memramcook, c’est pour être un villageois dans un village, dans une communauté rurale, explique-t-il.
Du côté de la ville, on croit que ce projet va participer au développement de la municipalité et pourrait permettre de retenir les aînés, comme les jeunes adultes, en répondant à leurs besoins.
On entend souvent nos aînés qui ne veulent plus entretenir leur grande propriété, leur maison, devoir quitter Memramcook pour se rendre à habiter ailleurs dans des appartements, explique Mariane Cullen, qui souligne que le projet prévoit un bâtiment dédié au 50 ans et plus.
On a nos jeunes adultes qui commencent leur carrière, qui commencent leur vie et qui n’ont pas nécessairement de logements adaptés à leurs besoins. On s’entend que, si nos jeunes adultes partent, pour s’établir ailleurs, il y a de grosses chances qu’ils vont établir leur famille et qu’ils vont partir de la communauté, estime-t-elle.
La conseillère souligne que les résidents disposent encore de temps pour faire part de leur opposition au projet. Le sujet sera prochainement à l’ordre du jour du conseil municipal.
Avec des informations de Nouemsi Njiké et de l'émission La matinale


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