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En Maine-et-Loire, la canicule a détruit une grande partie des récoltes de cassis, avec jusqu’à 70 % de pertes et de fortes inquiétudes pour l’avenir de la filière locale.
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Par William Lacaille Publié le 1 juil. 2026 à 18h00
Dans les rangs de cassis du Maine-et-Loire, le passage de la canicule a laissé des traces visibles. Selon France 3 Pays de la Loire, le département, premier producteur français de cassis avec 55 % de la production nationale, voit ses récoltes chuter d’environ 70 %. Mais que s’est-il passé et quels sont les impacts attendus ?
Des pertes jamais vues dans certaines exploitations
Les fruits n’ont pas seulement manqué d’eau : une partie d’entre eux a littéralement cuit sur pied avant même d’arriver à maturité. Le média local décrit des grains tombés au sol, d’autres flétris, violacés ou encore jaunis, signe qu’ils n’étaient pas mûrs au moment du coup de chaud.
À Rives-du-Loir-en-Anjou, Olivier Lamisse, producteur de cassis depuis 1990, a tenté de limiter les dégâts en arrosant davantage ses buissons. Mais face aux températures supérieures à 40 degrés, le producteur résume la situation par une formule sans détour : « On ne contrôlait plus rien », cite France 3 Pays de la Loire.
La violence de l’épisode a surpris toute la filière. D’après nos confrères, les vingt exploitations du Maine-et-Loire concernées produisent habituellement entre 3 500 et 4 000 tonnes par an, devant la Bourgogne. Cette fois, le bilan est d’une tout autre ampleur.
Robin Huaulmé, technicien de la coopérative les Vergers d’Anjou, évoque des parcelles où il n’y a plus rien à ramasser. Les canicules de 2019 et 2022 avaient déjà entraîné des pertes importantes, autour de 30 %, mais la situation actuelle franchit un nouveau cap. Le constat rapporté par France 3 est net : « 70 % de pertes, c’est du jamais vu ».
La chaleur, combinée à un vent brûlant, a pénétré jusqu’à l’intérieur des buissons. Là où les rameaux extérieurs sont d’ordinaire les plus exposés, les dégâts ont cette fois touché le cœur même des plants. Résultat : la maturation s’est arrêtée brutalement. Pour Robin Huaulmé, interrogé par la chaîne de télévision, « c’est catastrophique ».
Des conséquences économiques et des inquiétudes durables
Certaines variétés ont un peu mieux résisté, notamment le Noir de Bourgogne, destiné à la fabrication de liqueur. Mais même dans ces parcelles, Olivier Lamisse estime avoir perdu les deux tiers de la récolte, selon France 3 Pays de la Loire.
Les grains encore exploitables pourront servir à produire de la crème de cassis, mais le volume reste très insuffisant. L’enjeu dépasse la seule récolte de l’année. Le cassis représente plus de 60 % du chiffre d’affaires du producteur interrogé.
Transformé ensuite en sirops, liqueurs, purées, confitures, jus ou colorants, il alimente aussi des transformateurs comme Andros ou Giffard, qui pourraient devoir chercher de la matière première ailleurs. France 3 Pays de la Loire évoque ainsi une possible hausse du cours du cassis.
Pour les producteurs, l’inquiétude porte désormais sur l’avenir même de cette culture dans la région. Certains pieds pourraient ne pas repartir, et des parcelles devront peut-être être replantées.
Olivier Lamisse attend le passage d’experts pour constater les dégâts et espère une indemnisation de l’État. Malgré le choc, il veut encore croire à une reprise : « On va essayer de se relever », détaille France 3 Pays de la Loire.
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