NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
L’escalade de violence qui secoue le Moyen-Orient depuis samedi a pris de court certains voyageurs. Coincés sur place, deux habitants de la Capitale-Nationale ont assisté bien malgré eux aux bombardements dans la région du golfe Persique ces dernières heures.
Les interceptions [de missiles] se sont faites littéralement au-dessus de ma tête, raconte Gabriel Talbot-Lachance, stoïque, depuis l’intérieur de sa chambre à Doha, au Qatar.
Cet entrepreneur de Cap-Rouge s’y retrouve régulièrement pour des raisons d’affaires. Il n’est ainsi pas totalement étranger aux conflits géopolitiques qui causent régulièrement des remous dans la péninsule arabique depuis maintenant plusieurs mois.
C’est la troisième fois que je suis témoin de bombardements, mais c’est le plus gros, assure le Québécois, qui a précédemment été témoin de la réplique de l’Iran, suivant la destruction de certaines de ses installations nucléaires par les États-Unis, en juin 2025.

Gabriel Talbot-Lachance, un entrepreneur québécois coincé au Qatar.
Photo : Capture d'écran
Replié dans une tour, Gabriel Talbot-Lachance a cette fois eu droit à une démonstration privilégiée, si elle peut être qualifiée ainsi, du travail de défense accompli par les antimissiles d’une base américaine à proximité dans les dernières heures.
Lorsque j’entends les antimissiles partir, ça me donne un bon [signal] pour savoir quand il faut que j’aille me protéger.

0:27
Depuis la tour où il demeure, Gabriel Talbot-Lachance a vu des anti-missiles américains exploser dans le ciel.
Photo : Capture d'écran
Quelques semaines plus tôt, devant l’impasse dans les négociations diplomatiques entre les États-Unis et l’Iran, la conjointe et le fils du Québécois, qui l’accompagnaient, ont hâtivement quitté le Qatar.
Resté seul derrière, Gabriel Talbot-Lachance a vu son plan tomber à l’eau en raison des plus récents développements.
Quand j’ai vu qu’Israël attaquait, hier, tout de suite, j’ai pris un billet d’avion pour m’en aller. Mais les vols ont été coupés plus vite que je ne m'y attendais parce que la riposte a été rapide, relate-t-il.
On a pu entendre plusieurs détonations
Pendant ce temps, à quelques centaines de kilomètres à l’est, Nathalie Boudreau et sa famille ont vu leurs plans de vacances prendre une tournure inattendue.
À peine arrivée à Dubaï vendredi en compagnie de son mari et leurs jeunes enfants, elle a eu droit à une deuxième nuit pour le moins mouvementée aux Émirats arabes unis. On a pu entendre plusieurs détonations, confie la résidente de Lac-Beauport.

Nathalie Boudreau et sa famille sont arrivés à Dubaï le 27 février dernier, soit la veille des frappes israélo-américaines en Iran.
Photo : Capture d'écran
La veille, la famille a aperçu des missiles se faire intercepter, des boules de feu et une trainée de poussière dans le ciel, près de l’iconique gratte-ciel Burj Khalifa.
Tout de suite, on a décidé de partir, question d’éviter la marée humaine si jamais on devait être évacués rapidement, se souvient Nathalie Boudreau, qui a déjà vécu pendant quelques années à Bahreïn et aux Émirats arabes unis.
À l'affût des alertes
Dans l’espoir d’une désescalade, et en attendant la réouverture de l’espace aérien, les deux Québécois demeurent ainsi confinés à l’intérieur.
Gabriel Talbot-Lachance s’est permis une unique sortie vers l’épicerie dimanche, par crainte que le Qatar, un pays désertique, perde bientôt son approvisionnement extérieur en nourriture.
Je n’ai pas commencé à faire du pain encore, ironise-t-il, en référence à un loisir popularisé lors de la pandémie de COVID-19.
On est sortis un petit peu prendre l’air, mais on ne s’est pas éloignés de notre hébergement, indique pour sa part Nathalie Boudreau.
Tout comme Gabriel Talbot-Lachance, cette dernière se contente de suivre les consignes locales et de rester à l'affût de toute alerte d’attaque imminente qui lui parviendrait sur son téléphone.
Initialement prévu pour le 9 mars, Nathalie Boudreau espère désormais devancer son départ, à condition que les avions ne soient plus cloués au sol d’ici là.
Les attentes sont tout à fait similaires pour Gabriel Talbot-Lachance. Il y a un danger d’escalade. J’espère pouvoir sortir le plus rapidement possible, conclut-il.
Avec les informations de Gabriel Paré-Asatoory


3 month_ago
97



























.jpg)






French (CA)