NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Si de l’air bien plus frais gagne la France depuis mercredi 7 octobre 2026, cela ne va pas durer. Et des pluies, parfois intenses, sont encore à craindre. Explications.
Sur le même thèmeInondationsMétéo FranceOrages
Par Briac Trébert Publié le 9 oct. 2026 à 6h04
Le nouvel épisode méditerranéen qui a touché le sud-est de la France entre mardi 6 et mercredi 7 octobre 2026 aura apporté des pluies parfois diluviennes, avec plus de 230 millimètres sur le relief de l’Hérault. Et, sur 24 heures, 105 mm à Montélimar (Drôme), 97 mm à Bormes-les-Mimosas (Var) ou encore 87 mm au Cap Sagro (Haute-Corse)…
Ces intempéries se décalent vers l’Est ce jeudi 8 octobre et se bloquent sur les Pyrénées et les Alpes où elles marquent même le retour de la neige vers 2 000 mètres, voire légèrement en dessous, dans un air très frais. C’est un « événement » après des mois de canicules, avec des températures sous les normales de saison prévues en cette fin de semaine.
Les températures vont vite remonter en France…
« Mais les tendances pour ces prochains mois, jusqu’à décembre, tendent davantage vers des températures au-dessus des normales », prévient sur actu.fr, le météorologue et océanographe Yann Amice.
Et cet automne, après des semaines d’une sécheresse inédite (plus de 90 000 Français étaient encore privés d’eau du robinet en cette fin septembre), s’annonce humide. Très humide.
Le risque de nouvelles pluies diluviennes durant ce mois d’octobre 2026 dans le sud de la France est important, et des premiers signes sont déjà là pour attirer notre attention sur un potentiel nouvel épisode méditerranéen entre le lundi 19 octobre et le 21-22 octobre. Les modèles météo à plus long terme mettent en avant, eux, d’ici décembre, un retour d’un flux dépressionnaire, plus classique, d’ouest en est, à partir de novembre, susceptible d’annoncer un temps très pluvieux, notamment dans l’ouest de la France en novembre et décembre.
En toile de fond de ces nouvelles fortes intempéries à craindre ces prochaines semaines dans le sud de la France, la température record de l’eau de mer qui se maintient à des niveaux très élevés des côtes françaises jusqu’à celles du nord de l’Afrique avec, encore, 26°C dans l’eau en Corse, ce 8 octobre ! Et cette surchauffe marine concerne toutes les mers qui entourent la France métropolitaine en ce début d’automne.
Davantage d’eau dans l’atmosphère pour les systèmes pluvieux
Et, « plus une mer est chaude, plus elle constitue une source d’énergie sous forme latente, et d’humidité supplémentaire pour l’atmosphère », insiste Yann Amice. Une atmosphère chargée en humidité susceptible de fournir davantage d’eau aux systèmes pluvieux et d’intensifier ces épisodes pluvio-orageux, s’ils venaient à se remettre en place ces prochaines semaines.
La mer Méditerranée n'a pas encore lessivé tout son potentiel accumulé cet été, et les phénomènes orageux récurrents que l'on observe ces derniers jours sur le pourtour espagnol sont autant d'éléments qui illustrent ce réservoir.
Si, dès ce samedi 10 octobre, le temps redeviendra nettement anticyclonique, avec un mercure qui repartira déjà à la hausse et du soleil sur la majeure partie du pays, des dépressions potentielles, par la suite, sur la mer Méditerranée, inquiètent donc dans ce contexte par leur capacité à engendrer des phénomènes violents et des pluies torrentielles d’ici la fin octobre.
Le phénomène El Niño, lui, va encore s’intensifier
Et la météo de cette fin d’automne et celle de l’hiver est peut-être déjà indirectement « influencée, aussi, par les interconnexions atmosphériques », avec le puissant phénomène météorologique El Niño en cours et qui va encore s’intensifier ces prochains mois jusqu’à atteindre son pic en décembre.
Ces « téléconnexions atmosphériques » désignent les liens statistiques et physiques entre des phénomènes météorologiques ou climatiques se produisant simultanément dans des régions du globe très éloignées, souvent séparées de plusieurs milliers de kilomètres.
Si El Niño, une variation naturelle du climat qui réchauffe les températures de surface dans le centre et l’est de l’océan Pacifique équatorial, a débuté en juin, il amplifiera, ces prochains mois, les effets du changement climatique d’origine humaine. Et ce, jusqu’en France, donc.
Selon le bulletin saisonnier sur le climat, publié ce jeudi 8 octobre par l’Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence de l’ONU, les températures de surface de la mer dans le centre et l’est du Pacifique tropical devraient atteindre « des niveaux record en octobre, novembre et décembre, traduisant l’intensification de cet épisode El Niño ». Et ce phénomène devrait générer des températures supérieures à la moyenne sur une grande partie du globe et aussi modifier les régimes de précipitations.
Un récent « système convectif de méso-échelle » en Espagne qui alarme
Selon les prévisions de l’OMM, la probabilité que ce phénomène persiste jusqu’en février 2027 est proche de 100%, ce qui pourrait en faire l’un des épisodes les plus intenses depuis au moins 1950, selon la secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo, citée dans un communiqué. En clair, après une année 2026 torride en France, 2027 pourrait être pire…
El Niño n'apporte pas de chaleur supplémentaire à la planète. Il libère la chaleur que l'océan a déjà emmagasinée sous la surface, et c'est pourquoi un phénomène de forte intensité donne si souvent lieu à l'une des années les plus chaudes jamais enregistrées (comme en 2024).
« Nous manquons clairement de recul sur ce qui se passe aujourd’hui en termes d’interconnexions, mais les récents développements convectifs en Espagne, avec des signatures quasi-tropicales, interpellent », souligne Yann Amice.
Des pluies torrentielles ont fait deux morts et un disparu en Catalogne, dans le nord-est de l’Espagne, durant ce week-end des 3 et 4 octobre. Dans ce contexte de mer Méditerranée bouillante, une « quasi-tempête tropicale », donc, s’était alors formée au large de l’Espagne, « un système convectif de méso-échelle (ou MCS, de son terme anglais mesoscale convective system) », précise Yann Amice. Un immense orage, très vaste, pour faire simple. Sa formation a été explosive et a été détectée très tardivement par les modèles météo. Inquiétant.
En zone tropicale, ce sont des systèmes qui, en 30 minutes ou 1 heure, peuvent prendre de telles proportions, mais pas en Espagne jusque-là.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.


1 hour_ago
53



























.jpg)






French (CA)