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ÉDUCATION. Des parents d’élèves et des enseignants de l’école secondaire Marie-Rivier sont passés par toutes sortes d’émotions jeudi. À la suite d’une lettre ayant engendré un véritable imbroglio, la direction a rectifié le tir et souhaite apporter des précisions concernant l’annulation d’un groupe supplémentaire dans son programme pédagogique particulier (PPP) sports-études.
Le mercredi 28 janvier, plusieurs parents ont reçu une lettre de la direction de Marie-Rivier indiquant que leur enfant n’a pas été retenu dans le PPP sports-études, et que l’école conserverait «la candidature de tous les élèves non retenus sur une liste d’attente dans l’éventualité où des places se libéreraient».
Michael Bernier est un des nombreux parents ayant été surpris et confus d’apprendre la nouvelle. Ce dernier a contacté plusieurs médias régionaux, dont L’Express, afin de dénoncer ce qu’il pensait être l’annulation du programme sports-études.
Ayant été interpellés par différents médias et des parents, l’école et le Centre de services scolaire des Chênes ont envoyé, le lendemain, un erratum aux parents concernés par un groupe supplémentaire en 1re et en 2e secondaire qui devait ouvrir à l’automne 2026, en précisant qu’une «erreur s’est glissée dans la lettre de refus» envoyée précédemment.
«Il s’agit d’un modèle de lettre uniforme, et dans ce contexte précis, la situation ne s’appliquait pas. Il n’y a donc aucune liste d’attente. Nous vous prions de bien vouloir accepter nos excuses pour cette confusion», est-il mentionné dans celui-ci.
L’erratum précise aussi «qu’aucun groupe supplémentaire en 1re et en 2e secondaire n’a pu être ouvert puisque les fédérations qui représentent les différents programmes sports-études et concentrations n’ont pas recommandé un nombre suffisant d’athlètes répondant aux critères sportifs et académiques établis permettant l’ouverture de ce groupe».
La directrice de l’école secondaire Marie-Rivier, Julie Grisé. (Photo : Ghyslain Bergeron)Pas assez d’élèves
La directrice de l’établissement, Julie Grisé, a expliqué que tout découle de l’idée d’instaurer un nouveau groupe pour le programme sports-études composé d’élèves de secondaire 1 et 2. «La fédération de basketball du Québec nous a approchés pour savoir si l’on pouvait ouvrir un autre groupe. On pensait qu’il y aurait suffisamment de demandes, alors on a essayé», relate-t-elle en entrevue avec L’Express.
Mme Grisé précise qu’il fallait atteindre le nombre de 28 élèves, soit la norme ministérielle, pour former le groupe. Six jeunes de secondaire 1 et sept de secondaire 2 s’y sont inscrit et remplissaient ainsi le quota demandé par la fédération de basketball. Six autres élèves s’y sont inscrits en football, mais il manquait également d’autres disciplines, affirme-t-elle.
«Basketball est un gros sport, comme pour le soccer et le baseball, et, pour combler ces places dans ce genre de groupe, il faut plein d’autres petits sports, et c’est ça qui manquait. Il nous manquait sept places et on a seulement reçu trois demandes de la part de parents qui ont inscrit leurs enfants dans les autres concentrations comme athlétisme, natation artistique (ou nage synchronisée), natation, patinage artistique, tennis de table, triathlon et tennis», met en évidence Julie Grisé.
«C’est impossible pour moi, au niveau académique, de créer des groupes seulement avec de gros sports parce que sinon je ne vais avoir que des demi-groupes. De plus, je ne peux pas prendre de risques financiers en comptant sur le fait que tous les jeunes inscrits en basketball, par exemple, resteront en sports-études jusqu’à leur secondaire 5», justifie la directrice de l’école Marie-Rivier.
Cette dernière comprend la déception de la part des parents, mais aussi de la fédération, même si elle ne regrette pas sa décision d’avoir essayé d’ouvrir un 19e groupe.
Une décision décevante
Michael Bernier ne cache pas sa déception face à la décision de l’école secondaire. «Je trouve ça quand même très bizarre qu’ils veulent ouvrir un [groupe] pour ensuite le fermer quelque [mois] plus tard».
«On parle souvent de pousser nos enfants à aller à l’école et de combattre le décrochage scolaire. Ce genre de programme motive justement les jeunes d’aller à l’école et je trouve ça dommage [qu’on les prive de cette opportunité]», soutient-il.
Les entraîneurs de la concentration de basketball à Marie-Rivier, Raphaël Lessard et Carol-Ann Smith, ont également exprimé leur tristesse dans une lettre adressée aux élèves et aux parents, dont L’Express a pu obtenir une copie.
«Cette décision est très décevante pour nous. Même si le nombre d’inscriptions requis en basketball a été atteint, le groupe n’a pu être ouvert en raison de considérations organisationnelles hors de notre contrôle. Nous comprenons votre déception et nous vivons les mêmes émotions que vos athlètes et vous-mêmes», soulignent-ils.


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