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Environ 200 personnes du Bas-Saint-Laurent prennent part jeudi à la grande mobilisation du mouvement « Le communautaire à boutte » à Québec, où des milliers de personnes sont attendues.
Deux autocars remplis de travailleurs du milieu communautaire ont quitté Rimouski à 7 h jeudi matin pour aller revendiquer un meilleur financement des organismes.
Cet événement se déroule dans le cadre d'une grève de 11 jours à laquelle prennent part plus de 1600 organismes répartis dans les 17 régions du Québec, dont le Bas-Saint-Laurent.
Il faut vraiment démontrer que ça suffit. Ça a assez duré ce sous-financement chronique-là, lance la coordonnatrice de la Table régionale des organismes communautaires du Bas-Saint-Laurent, Émilie St-Pierre.

Des intervenants communautaires du Bas-Saint-Laurent sont déterminés à faire entendre leurs revendications devant l'Assemblée nationale.
Photo : Gracieuseté de Vincent Gervais
Pour sa part, la porte-parole régionale du mouvement, Émilie Pelletier, affirme qu'un investissement massif permettrait de préserver le filet social de la province.
On veut vraiment se mobiliser pour avoir de meilleures conditions de travail, qu’on respecte notre autonomie puis qu’on reconnaisse le travail essentiel que font les organismes communautaires, explique celle qui est aussi coordonnatrice sociopolitique pour les CALACS du Bas-Saint-Laurent.

Les cours ont récemment été suspendus pendant une semaine à l'UQAR en appui au mouvement de grève communautaire. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Pier-Olivier Busque
Mme Pelletier rappelle qu'une personne sur trois aura recours à un organisme communautaire au cours de sa vie. Les besoins augmentent, mais le financement ne suit pas.
80 % des personnes qui travaillent dans le milieu communautaire sont des femmes, ça fait que c’est un enjeu féministe aussi.
Elle mentionne aussi qu’une augmentation du financement permettrait d’offrir de meilleures conditions de travail et d'embaucher davantage de personnes.

Émilie Pelletier, porte-parole régionale du mouvement « Le communautaire à boutte » et coordonnatrice sociopolitique pour les CALACS du Bas-Saint-Laurent.
Photo : Radio-Canada / Pier-Olivier Busque
La directrice de la maison des jeunes de Sayabec, de son côté, déplore qu'elle passe trop de temps à chercher de l'argent au lieu de réaliser sa mission. Si on veut faire quelque chose et offrir un bon service, on est toujours dans la demande de projets, souligne Line Chouinard.
La coordonnatrice du Comité logement Bas-Saint-Laurent abonde dans le même sens. Les organismes sont toujours en danger de faire des faux pas administratifs à la place de se concentrer sur ce qu’on fait pour de vrai, la défense collective des droits des locataires, fait valoir Cassandre Vassart-Courteau.
Les gens qu’on voit au quotidien sont de plus en plus en détresse. C’est des interventions de plus en plus complexes.
Au Bas-Saint-Laurent, environ 70 organismes, soit le tiers des organismes de la région, font partie du mouvement de grève national.

Deux autocars ont quitté Rimouski vers 7h00 jeudi matin en direction de Québec où se déroule la grande mobilisation du mouvement Le communautaire à boutte.
Photo : Radio-Canada / Pier-Olivier Busque
Au début de la semaine, la Table régionale des élu.es municipaux du Bas-Saint-Laurent (TREMBSL) a d'ailleurs offert son appui aux organismes communautaires du territoire dans leur démarche visant à assurer la continuité des services offerts à la population.
Par voie de communiqué, les élus indiquent qu'il est pleinement légitime pour les organismes de réclamer un rehaussement ainsi qu'une meilleure stabilité de leur financement, alors que la fréquentation des services est en hausse.


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