NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Des médecins de famille de l’Île-du-Prince-Édouard dénoncent le fardeau administratif grandissant. Ces préoccupations surviennent alors que les relations sont tendues depuis des mois entre les travailleurs de la santé et Santé Île-du-Prince-Édouard.
L’un des dossiers chauds est la mise en œuvre de l’entente sur les services signée par la régie de la santé et les médecins de la province qui, selon ces derniers, risque d’alourdir le fardeau administratif, de contribuer au surmenage et de réduire le temps consacré aux patients.

Le Dr Hendrik Visser estime qu'une meilleure répartition des tâches permettrait d'alléger le fardeau de travail des médecins de famille.(Photo d'archives)
Photo : CBC / Thinh Nguyen
Selon le Dr Hendrik Visser, un médecin de famille à la retraite qui a pratiqué pendant 32 ans dans sa clinique de Crapaud, le problème est répandu, et certains professionnels de la santé consacrent plusieurs heures chaque jour à des tâches administratives.
Le fardeau administratif imposé aux médecins est excessif, affirme-t-il.
Un problème qui n’est pas unique aux médecins de l’Île
Selon un rapport de l’Association médicale canadienne (AMC) publié en janvier, les médecins canadiens passent en moyenne neuf heures par semaine à accomplir des tâches administratives.
Plus de la moitié de ces tâches sont considérées comme étant nécessaires — les références et l’analyse de résultats de tests, par exemple. En revanche, 47 % des tâches sont perçues par les médecins comme de la paperasserie inutile.
Parmi les tâches les plus contraignantes figurent les formulaires de prestations d’invalidité, les formulaires d’assurance et les attestations de maladie pour des problèmes de santé de courte durée.
Le temps qu’un médecin de famille consacre à ces tâches, c’est du temps qu’il ne peut consacrer aux soins de ses patients et c’est un fardeau qui mine l’équilibre travail-vie personnelle, déplore la Dre Margot Burnell, présidente de l’AMC et oncologue.

La Dre Margot Burnell de l'Association médicale canadienne affirme que son association travaille en collaboration avec le gouvernement fédéral et d'autres partenaires pour réduire le fardeau administratif des médecins.
Photo : Association médicale canadienne
Pour la Dre Burnell, certains formulaires et d’autres tâches administratives pourraient être confiés à d’autres professionnels de la santé.
Le Dr Visser abonde dans le même sens.
En déléguant et en répartissant la tâche au sein des membres d'une équipe médicale, c’est possible de réduire le fardeau.
Il explique que, dans sa pratique à Crapaud, il a confié une grande partie des tâches à l’infirmière praticienne de son équipe. Grâce à ce travail d’équipe, sa clinique a pu desservir une patientèle de quelque 2300 personnes.
Plusieurs facteurs en jeu
Le Dr Visser pointe aussi du doigt le rétrécissement du rôle de la médecine familiale.
Il constate que, de plus en plus de services, tels que l’imagerie diagnostique, les analyses de laboratoire, les interventions et les soins spécialisés ont été externalisés, ce qui se traduit par une augmentation du nombre de formulaires, d’aiguillages vers des spécialistes et de suivis pour les médecins de famille.
Tout ce qui est externalisé signifie davantage de paperasse, puisque c’est le médecin de famille qui rassemble tous les éléments du dossier médical du patient, précise-t-il.
Il estime que le fait de développer des équipes de soins pourrait permettre aux médecins de gagner du temps et d’élargir leur champ d’activité.
Les médecins pourraient consacrer plus de temps à l’étude des cas complexes sans avoir à orienter le patient vers un spécialiste pour confirmer leur diagnostic, propose le Dr Visser.
En outre, il mentionne le surdiagnostic — la détection d’affections qui font partie du processus normal de vieillissement et qui ne présentent aucun risque pour la santé — comme un autre facteur contribuant au fardeau administratif.
Le médecin de famille à la retraite renvoie à l’initiative Choisir avec soin, lancée il y a plus de 10 ans pour réduire les examens et les traitements inutiles au Canada.
Du côté de l’AMC, on recommande notamment d'éliminer les attestations de maladie pour des problèmes de santé de courte durée, de recourir à l’intelligence artificielle pour fournir des résumés des soins prodigués, de simplifier certains formulaires, et d'accorder du temps rémunéré pour permettre aux médecins d’accomplir leurs tâches administratives afin qu’ils n’aient pas à s’en occuper en dehors de leurs heures de travail.
La Dre Burnell affirme que l’AMC travaille déjà à la mise en œuvre de certains de ces changements.
D'après les informations de Thinh Nguyen, de CBC


2 month_ago
11



























.jpg)






French (CA)