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Comme plusieurs villes au Québec, une manifestation pour contester les récents changements du gouvernement fédéral à la réglementation sur les pesticides s’est déroulée à Sherbrooke samedi matin. Avec cette décision, certains pesticides interdits par Santé Canada en raison de leur dangerosité peuvent retourner dans les champs.
Aux yeux de plusieurs manifestants du comité écolo du Cégep de Sherbrooke, cet assouplissement du fédéral avec l’adoption du projet de loi C-30 et l’étude du projet de loi C-31, qui affecterait le nombre d’évaluations des pesticides, sont préoccupants.
On voit beaucoup le côté environnemental de la chose, mais il y a aussi tout le côté de la santé, tout le côté social, énumère un des participants.
Il n’y a plus un ruisseau nulle part dans le monde qui n’est pas infecté par des produits chimiques, lance un autre.

Les manifestants ont agi comme acteurs samedi matin.
Photo : Radio-Canada / Étienne Meunier
Pour illustrer leurs inquiétudes, des dizaines de manifestants ont fait semblant de mourir en s'écroulant au sol dans les rues lorsqu’ils sont aspergés de pesticides.
Le modèle agricole en cause
Selon Vigilance OGM, les risques de C-30 et C-31 sont nombreux.
Depuis une trentaine d’années, on voit une augmentation de l’utilisation des pesticides, que ce soit au Canada ou au Québec, parce qu’on a un modèle agricole, qui est dominé par des gens qui veulent vendre des pesticides, explique le directeur général Thibault Rehn.

Une vingtaine de manifestants ont dénoncé la situation.
Photo : Radio-Canada / Étienne Meunier
Les gouvernements, au lieu d’appuyer un autre type d'agriculture, répondent aux exigences, aux demandes historiques de ces groupes-là, rappelle M. Rhen.
Ce qui est inquiétant, c’est que, si on met beaucoup de pesticides dans nos champs, les premiers impacts, c’est pour les agriculteurs, qui sont les premières victimes, mais après, bien sûr, on en retrouve dans les cours d’eau.
Pour le directeur général, l’utilisation des pesticides représente de petites doses de poison, qui se retrouvent dans les aliments consommés au pays. Il croit que le fédéral ne doit pas donner carte blanche à ces compagnies.


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