Face à la perspective d’un désarmement à Saint-Denis, plusieurs policiers municipaux envisagent de quitter la ville. Des communes de droite, comme Franconville, Nice ou Carcassonne, se disent prêtes à les accueillir et à renforcer leurs effectifs, alors que le RN et LR tendent la main aux fonctionnaires concernés.
Menacés d’être désarmés par Bally Bagayoko, de nombreux policiers municipaux de Saint-Denis s’inquiètent et souhaitent quitter leur ville. Le syndicat de défense des policiers municipaux a appelé à quitter les communes LFI en France. Depuis, plusieurs mairies de droite en Île-de-France et ailleurs invitent ces policiers municipaux à les rejoindre.
"Comme un symbole"
C’est le cas à Franconville, dans le Val-d’Oise, située à seulement 14 kilomètres de Saint-Denis. Xavier Melki, maire LR, souhaite renforcer la présence policière dans sa ville de 37.000 habitants.
"C’est comme un symbole. Saint-Denis désarme sa police et nous, à Franconville, allons créer une brigade pour lutter contre les produits stupéfiants. Il faudra recruter six ou sept agents, donc s’ils peuvent postuler, nous pourrons les intégrer à cette brigade anti-stupéfiants", assure-t-il.
"Ils sont les bienvenus chez nous"
Une main tendue également par Éric Ciotti à Nice, qui affirme que sa police municipale a besoin de renforts. Le RN se dit lui aussi prêt à accueillir dans ses communes les fonctionnaires souhaitant quitter les mairies LFI. Christophe Barthès, nouveau maire RN de Carcassonne, attend des candidatures.
"Ils sont les bienvenus chez nous et, bien sûr, ils seront armés. Dès lors qu’ils portent l’uniforme et sont sur le terrain, il n’est pas question de les laisser livrés à eux-mêmes. Et des problèmes pourraient survenir dans ces villes où les policiers sont désarmés", prévient l’élu.
Le maire de Carcassonne doit d’ailleurs rencontrer ce lundi les effectifs de sa police municipale. Ensemble, ils détermineront le nombre d’agents supplémentaires à recruter.


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