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Des municipalités de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec jugent insuffisante l'enveloppe provinciale de 38 millions de dollars accordée pour le partage des redevances, alors que l'afflux de travailleurs nomades use leurs infrastructures.
Je trouve que c’est une belle avancée, par contre, je pense que le montant est insuffisant, explique le maire de Val-d’Or, Serge Allard, quant à l’augmentation annoncée par la Coalition avenir Québec (CAQ) dans le cadre du Programme de partage des redevances liées aux ressources naturelles.
Le maire demande aux candidats des autres partis politiques de se positionner sur la question des redevances accordées aux régions ressources.
D’après Serge Allard, la contribution financière des régions minières à la province a fortement augmenté durant les dernières années, mais les redevances n’ont pas suivi. Donc, ce qu’on aimerait, c’est d’avoir une partie plus grande de ces redevances, pour nous aider à faire face aux besoins.
En 2025, une étude publiée par la firme Aviseo Conseil montre un déficit fiscal pouvant aller jusqu’à 822 millions de dollars entre ce que l’Abitibi-Témiscamingue contribue à l'économie québécoise et ce que celle-ci reçoit du gouvernement provincial.
Les régions ressources, on est les pourvoyeurs un peu dans la province. C’est nous qui faisons les exploitations des ressources, c’est nous qui en subissons les impacts, explique Serge Allard.
Le maire de Val-d’Or rappelle que les 38 millions de dollars annoncés par la CAQ ne sont pas exclusivement pour la région, mais bien pour la province et que le pourcentage par région n’est pas connu. Même si on avait 5% de ça, ça serait un million et demi, ou près de deux millions, mais on ne peut pas faire beaucoup de choses dans nos infrastructures avec ça.
Navettage de travailleurs
Serge Allard affirme qu’entre 3000 et 4000 travailleurs viennent dans sa ville chaque année par navettage, car Val-d’Or n’a pas les infrastructures nécessaires pour les accueillir. Par contre, quand ils demeurent dans des loyers et tout ça, ils utilisent nos infrastructures sanitaires et tout ça.
Le maire de Lebel-sur-Quévillon et membre du conseil d’administration de l’Union des municipalités du Québec, Guy Lafrenière, constate un enjeu semblable dans sa ville d’environ 2100 habitants.

Le maire de Lebel-sur-Quévillon, Guy Lafrenière, demande plus d'aide du gouvernement provincial. (Photo d'archive)
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Il affirme que le nombre d’habitants augmente de 500 à 600 individus si on prend en compte les travailleurs qui font du navettage.
Mais le navettage ne rapporte pas aux municipalités. Les gens s’en viennent chez nous, ils travaillent, puis ils reçoivent leur chèque de paie, puis ils retournent chez eux les dépenser où ils vivent, dans leur ville où ils restent respectivement, indique-t-il.
Guy Lafrenière affirme que sa ville n’a pas certains services essentiels pour accueillir de nouvelles familles.
J’ai des résidences, j’ai des loyers, j’ai de l’essence, j’ai l’hôpital, j’ai l’école. J’ai tout ce qu’il faut, mais je n’ai pas la base. Ça prend une garderie, puis ma garderie est très occupée, donc une nouvelle famille n’aura pas de place, explique-t-il.


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