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De Lively à Val Thérèse, en passant par Azilda, les autobus scolaires se sont dirigés vers l’école secondaire du Sacré-Cœur ce matin. À bord, une soixantaine d’élèves de la 7e et 8e année prêts pour la deuxième édition du Grand match d’improvisation du Conseil scolaire catholique Nouvelon (CSC Nouvelon).
Pour les jeunes improvisateurs, c’est une façon de porter fièrement leur langue. Pour le CSC Nouvelon, c’est une vitrine pour la relève francophone du Grand Sudbury.
On n’est pas ici pour la perfection, on est ici pour s’amuser.
C’est le message de Rodney Meilleur, animateur en construction identitaire et organisateur de l’événement.
L’impro comme moteur d’identité
Ici, on range les manuels de grammaire et les exercices de conjugaison. L’objectif est de transformer le français en un outil de plaisir et de complicité.
L'improvisation ne demande pas la perfection, car, justement, c'est improvisé, explique M. Meilleur. Faire des erreurs, ça fait partie du jeu.
Cette attitude décomplexée, bien connue de l’impro, donne d’ailleurs le ton à la journée qui bat son plein à l’école secondaire du Sacré-Cœur.
Pour l’organisateur, il est important de créer une zone de confort linguistique tout au long de la journée.
On est à l'école pour apprendre, pas pour juger, rappelle-t-il.

Rodney Meilleur est l'organisateur de l'événement.
Photo : Fournie par le CSC Nouvelon
Une fondation solide pour la relève
Pour ces jeunes de 12 et 13 ans, l’improvisation est aussi le ciment qui vient souder des liens entre francophones dans la région.
Lors de l’événement, des vétérans de l’impro agissent également comme mentors. Christine St-Pierre, membre de la Ligue d’improvisation du Nord de l’Ontario et Stéphan Lapensée, enseignant au Collège Notre-Dame, sont les arbitres encore une fois cette année.
En plus de siffler des punitions, ils offrent de la rétroaction pour aider les élèves à peaufiner leur jeu et dénicher les talents cachés dans les salles de classe.

Stéphan Lapensée et Christine St-Pierre sont les arbitres lors des matchs.
Photo : Fournie par le CSC Nouvelon
L’idée derrière ce grand rassemblement est de créer une relève dynamique pour les programmes d'arts dramatiques du secondaire. Mais c'est aussi une question de reconnaissance et d'inclusion.
On voulait donner l’opportunité à ceux qui ne sont pas nécessairement sportifs de vivre un grand événement de fierté, souligne Rodney Meilleur.
La compétition amicale se terminera en apothéose avec un match des étoiles.


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