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La communauté iranienne du Grand Vancouver se rassemble mardi soir pour célébrer la Fête du feu, une tradition marquant l’arrivée imminente du Nouvel An perse, le Norouz. Cette année, les festivités au parc Ambleside de West Vancouver se déroulent dans une ambiance particulièrement solennelle.
Le festival Chaharshanbe Suri est centré sur le symbolisme du feu.
Au parc, les participants se réunissent sur le gazon pour sauter par-dessus des flammes. Le feu signifie que nous brûlons toutes les mauvaises et vieilles choses de l'année qui s'achève, et accueillons la nouvelle année, explique Davood Ghavami, l'organisateur de l'événement.
Un rassemblement de solidarité
Cette année, au lieu d’une célébration, Davood Ghavami parle plutôt d'un rassemblement solidaire. Il vise à soutenir le peuple iranien et à rendre hommage aux milliers de manifestants tués par la République islamique en début d'année.
On se rassemble pour témoigner de notre sympathie et de notre soutien envers les Iraniens, en particulier ceux qui ont perdu un être cher ou leur vie pour la liberté et la démocratie en Iran.
Cette préoccupation est partagée par de nombreux membres de la communauté locale qui ont toujours de la famille en Iran.

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Une ambiance solennelle marque les festivités du Nouvel An perse dans le Grand Vancouver en raison de la guerre au Moyen-Orient.
Photo : Radio-Canada
Je n'ai pas le cœur de célébrer , confie Siamand Zandi, un membre de la communauté iranienne de Vancouver. Il explique que l'inquiétude domine alors que la guerre sévit en Iran. Les bombes tombent sur Téhéran, il y a des millions de personnes qui habitent cette ville , souligne-t-il.
Se rassembler pour la tradition
Malgré ce climat pesant, ils sont nombreux à vouloir être ensemble. Yalda Allahyari, membre du Congrès canado-iranien de Vancouver, affirme qu’en ces temps de crise, perpétuer les rituels millénaires devient un acte de résilience.

Yalda Allahyari, à gauche, estime qu'il est important de perpétuer la tradition entourant Norouz.
Photo : Radio-Canada / William Burr
Nous sommes un peu isolés ici et parfois, notre pays nous manque. Il est donc très important pour la communauté de se retrouver et de continuer à grandir ensemble, dit-elle.
Le Nouvel An perse, qui aura lieu vendredi 20 mars, débutera ainsi sous le signe de l'anxiété pour de nombreuses familles de la Colombie-Britannique, alors que le conflit se poursuit au Moyen-Orient. Ce passage vers la nouvelle année se fera entre le désir de souligner l'héritage culturel de la communauté iranienne et l’angoisse pour ceux qui sont restés au pays.
Avec les informations de William Burr


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