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Des étudiants laissés trois jours sans électricité dans une résidence de Damigny : la panne résolue en dix minutes

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À Damigny, une dizaine d’étudiants, occupant une résidence du pôle universitaire, propriété d’Orne Habitat, a subi une panne d’électricité du lundi 13 au mercredi 15 juillet 2026.

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Lola, étudiante, devant la résidence étudiante.

Lola, étudiante, devant la résidence d’Orne Habitat. ©Célia Daniel / Orne hebdo

Par Célia Daniel Publié le 15 juil. 2026 à 18h01

« Nous prenons nos douches dans le noir ». Entre lundi 13 au matin et mercredi 15 juillet 2026 dans l’après-midi, les étudiants de la résidence du pôle universitaire d’Alençon, propriété d’Orne Habitat, ont été laissés sans électricité. La coupure de courant, qui ne concernait que les deux étages supérieurs d’un immeuble de cinq niveaux, a affecté une dizaine d’étudiants, restés sur le campus cet été.
La résidence n’étant composée que de chambres, avec des parties communes sans fenêtre, « nous nous douchons dans le noir et nous ne pouvons plus nous faire à manger dans les cuisines communes », explique Lola, étudiante de 19 ans, qui préfère préserver son anonymat et utiliser un prénom d’emprunt. « Je commande de la nourriture parce que je ne peux plus m’en préparer », ajoute Moustapha, 29 ans.

« La chaleur est invivable »

En pleine canicule, « nous sommes trois ou quatre à avoir dormi dans le hall d’entrée, sur des plaids, car on ne pouvait plus utiliser nos ventilateurs. La chaleur est invivable », poursuit Lola.

« Nous avons contacté Orne Habitat tous les jours et, à chaque fois, ils nous disaient qu’ils allaient envoyer un électricien », assure l’étudiante.

Restée sans nouvelles, elle a contacté la police, mardi 14 juillet, qui a demandé à Orne Habitat d’envoyer un professionnel. Mais toutes les portes donnant accès aux tableaux électriques étant fermées, l’électricien, comme les étudiants, n’a rien pu faire.

Des cafards et un dégât des eaux

Ce n’est que mercredi 15 juillet, vers 14 h 40, que la gestionnaire de la résidence est arrivée pour remettre le courant, au moment de notre reportage. Elle a finalement résolu la panne en dix minutes, en accédant simplement au tableau général.

Interrogée sur la durée de la panne, celle-ci se défend sèchement : « J’étais en week-end. En mon absence, ils peuvent contacter des numéros d’astreinte. S’ils ne sont pas autonomes, je ne peux rien faire de plus ».

Selon Lola, les étudiants ont effectivement contacté les numéros d’astreinte, sans réponse.

Dans la chambre, le frigo de Lola coule sur le sol. « Je crains que ma nourriture pourrisse et que ça ramène encore des bêtes », confie-t-elle, alors que des travaux de désinsectisation ont été menés dans l’immeuble, mercredi 15 juillet, à cause de la présence de cafards depuis le mois d’avril.

Il y a environ trois semaines, la résidence a subi un dégât des eaux et, depuis, la moitié des sanitaires sont condamnés.

Contactée sur le sujet en milieu d’après-midi, la direction d’Orne Habitat indique « faire le point avec le prestataire d’astreinte » et assure revenir vers nous « au plus vite ».

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