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Si certains d’entre eux ont quitté l’Iran en raison de la répression qui sévissait dans le pays, la chute du régime iranien rendue possible par la guerre lancée par les Américains n’est pas nécessairement une source de bonheur sans émotion conflictuelle pour la diaspora iranienne.
L’ingénieur d’origine iranienne Ali Rizi, qui s’est établi à Trois-Rivières, regarde le déroulement de la guerre en Iran avec plusieurs émotions mélangées, surtout que plusieurs de ses proches y vivent encore.
On est tristes, bien sûr, on est content et on est inquiet pour l'avenir, mais actuellement c'est un peu compliqué, explique M. Rizi en entrevue à l’émission Toujours le matin.
D’abord, l’ingénieur se dit triste pour les gens qui habitent en Iran. Mais il se dit aussi content de la disparition du leader du régime Ali Khamenei, qu’il compare à Hitler. Mais cette mort ne règle pas tout, Ali Rizi est encore très préoccupé pour le futur de son pays.
Ce qui est le plus inquiétant pour lui est de ne pas avoir de nouvelles de ses proches.
Depuis trois ou quatre jours, l'internet est presque coupé. Ce matin, j'ai réussi à parler avec mon ami qui habite dans notre quartier et il m'a dit que ma famille est en bonne santé, mais qu’il y avait beaucoup de bombardements dans ma ville natale.
Avant son départ pour le Canada, pour fuir le régime d’Ali Khamenei, l’ingénieur participait à toutes les manifestations contre ce dernier. Le fait d’être loin maintenant est encore plus difficile pour lui que d’être sur le terrain.
On ne sait jamais ce qui se passe là-bas, déplore-t-il.
L’ingénieur estime que l'intervention pour faire tomber le régime était nécessaire, mais, qu'à partir de maintenant, le Canada et les autres pays doivent écouter et respecter ce que les Iraniens ont à dire pour la suite.
D'après une entrevue à l'émission Toujours le matin


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