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Rompant avec une tradition caquiste de neutralité, des élus du gouvernement de Christine Fréchette ont révélé mardi s’ils voteraient « Oui » ou « Non » lors d’un éventuel troisième référendum sur l’avenir du Québec.
Le ministre de la Culture, Mathieu Lacombe, s’est aventuré là où on ne l’attendait pas, mardi après-midi, en confirmant qu’il appuierait l’option souverainiste.
« Je pense qu’actuellement, la majorité des Québécois ne veulent pas de référendum, donc on serait dans le camp de ceux qui n’en veulent pas. Mais si d’aventure il devait y en avoir un, je pense que c’est clair que je serais dans le camp du Oui comme certains de mes collègues aussi », a affirmé Mathieu Lacombe mardi à la sortie du Salon rouge.
Il s’agit d’une position hors-norme pour un élu de la Coalition avenir Québec, un parti qui s’est toujours décrit comme ni fédéraliste, ni souverainiste, mais nationaliste.
L’ancien premier ministre François Legault, qui a commencé sa carrière politique au Parti québécois (PQ), se contentait par exemple de dire que la Coalition avenir Québec (CAQ) ne militerait pas pour un troisième référendum. « Je ne sens pas d’appétit », a-t-il souvent dit.
Boulet dans le camp du Non
Or, mardi, le ministre caquiste Jean Boulet a lancé le bal en confirmant qu’il se joindrait au camp du Non si le Québec était plongé dans une nouvelle campagne référendaire. L’élu responsable des Relations canadiennes était alors criblé de questions par le député libéral Marc Tanguay, dans le cadre d’une commission parlementaire d’étude des crédits budgétaires.
« S’il y avait un référendum, […] je serais dans le même camp que vous », a-t-il dit à M. Tanguay. « Le camp du Non ? » a répondu ce dernier, ce à quoi M. Boulet a acquiescé.
Cette réponse est loin d’être une surprise : Jean Boulet a longtemps milité pour le Parti libéral du Canada avant de se joindre à la CAQ.
Mardi, Marc Tanguay a tout de même tenté de savoir si d’autres collègues de Jean Boulet partageraient sa position. « On est une coalition », a rappelé le ministre caquiste. « Est-ce qu’il y en a qui pourraient voter Oui ? C’est extrêmement hypothétique. Possiblement, probablement, mais, moi, je ne m’exprimerai pas. »
Ancienne employée du PQ passée à la CAQ, la première ministre Christine Fréchette a jusqu’ici affirmé que c’est « la pire période des 50 dernières années » pour que le Québec se lance dans une démarche de référendum.
« Certains préparent un référendum. D’autres voudraient qu’on s’efface. Moi, je choisis d’agir », avait-elle lancé à ses adversaires péquistes et libéraux lors de son assermentation à titre de première ministre.
avec La Presse canadienne


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