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L’École nationale de police du Québec (ENPQ) à Nicolet fait appel à une agence de recrutement de comédiens en sous-traitance pour combler des heures de travail, notamment pour participer à des simulations d’interventions.
Une formule qui déplait vivement au Syndicat du personnel de l'ENPQ, qui croit que les emplois déjà existants au sein de l’établissement seront menacés.
On nous offre un projet d’avenir précaire et, en plus, on veut faire rentrer de la sous-traitance pour nous remplacer partiellement ou peut-être même en totalité éventuellement, a expliqué la présidente du Syndicat du personnel de l’ENPQ, Carolane Tousignant, au micro de l'émission Fin PM.
L’ENPQ tient a rassurer ses employés. Dans une réponse rédigée par courriel, on peut lire que la priorité leur reviendra toujours et que la convention collective sera respectée.
Environ 3 % des heures annuelles de comédiens sont octroyées à la firme externe, uniquement dans des situations particulières où nos employés comédiens ne sont pas disponibles, détaille la responsable du Bureau du registraire et des communications à l’ENPQ, Véronique Brunet.
Le syndicat déplore que cette annonce soit faite alors que les négociations pour la nouvelle convention collective sont commencées. Mme Tousignant explique que les nouveaux contrats proposés aux comédiens actuels passent de 28 heures par semaine à 21 heures.

La présidente du Syndicat se désole de la méthode de recrutement de l'employeur.
Photo : Radio-Canada / Molly Béland
Ce qui vient ajouter à la blessure, c’est que les comédiens apprennent au même moment qu’il y a un recours à la sous-traitance que leurs contrats de travail vont diminuer en termes d’heures, explique-t-elle.
Selon les communications de l’ENPQ, la diminution d’heures de travail incluses dans les contrats est liée aux analyses en santé et sécurité du travail, et en lien avec le volume de formation offerte par l’ENPQ .
Une pétition pour s’opposer au recrutement
Une pétition a été lancée il y a quelques jours, en ligne, pour s’opposer à cette méthode de recrutement. Quelque 300 signataires ont décidé de soutenir la cause. Sur la page, plusieurs demandes sont adressées à l’École.
Voici certaines demandes :
- Suspendre ce recrutement jusqu'à ce qu’il y ait entente avec le syndicat;
- Respecter la convention collective, notamment en matière de sous-traitance, d'ancienneté et de liste de rappel;
- Renoncer aux mesures qui mettent en péril les emplois des comédiens.
L’organisation de l'École nationale de police du Québec se dit très surprise de voir circuler une pétition sur le sujet, comme les discussions sont actives depuis plusieurs semaines.
Selon Carolane Tousignant, la sous-traitance est permise dans la convention collective lorsqu’il est question de pénurie de main-d'œuvre. Or, elle explique qu’une soixantaine de comédiens sont à l’emploi de l’établissement actuellement et plusieurs d’entre eux espèrent des contrats offrant plus d’heures de travail par semaine.


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